Un serveur FiveM encaisse deux types de menaces bien distincts : les tricheurs qui exploitent des failles côté script, et les attaques réseau qui visent à le faire tomber ou à le ralentir jusqu'à le rendre injouable. Notre guide anti-cheat couvre la première en détail. Celui-ci se concentre sur la seconde, la protection réseau, et referme la boucle avec une checklist de sécurité qui couvre les deux fronts sans répéter ce qui est déjà dit ailleurs.
Ce qu'est réellement une attaque DDoS sur un serveur FiveM
Une attaque DDoS (déni de service distribué) sature la connexion réseau du serveur avec un volume de trafic largement supérieur à ce qu'il peut absorber, jusqu'à ce que les joueurs légitimes ne puissent plus s'y connecter ou subissent des latences extrêmes. Sur FiveM, ça vient rarement du hasard : c'est le plus souvent un joueur banni qui se venge, un serveur concurrent qui veut couper la communauté, ou un différend qui dégénère. L'adresse IP du serveur (ou celle du joueur qui se connecte, dans les attaques ciblant un individu plutôt qu'un serveur) est la cible : une fois obtenue, elle circule vite dans certains milieux.
Pourquoi la protection se joue avant le serveur, pas dessus
Un pare-feu configuré sur le serveur lui-même (VPS ou dédié) ne sert à rien contre une attaque volumétrique : le trafic malveillant sature déjà la liaison réseau avant même d'atteindre le système d'exploitation qui pourrait le filtrer. La seule protection qui fonctionne réellement se situe en amont, au niveau de l'infrastructure réseau de l'hébergeur, qui détecte et absorbe le trafic anormal avant qu'il n'arrive jusqu'à votre machine.
C'est la raison pour laquelle la protection anti-DDoS est intégrée à toutes nos offres FiveM, avec un réseau à 10 Gbit/s, plutôt que proposée en option payante à ajouter après coup. Si votre hébergement actuel facture cette protection à part, ou pire, ne la propose pas du tout, c'est un signal à prendre au sérieux : elle finit par manquer précisément le jour où vous en avez besoin.
Durcir l'accès à l'administration du serveur
Une fois la couche réseau couverte côté hébergeur, le reste de la sécurité dépend de la façon dont vous administrez le serveur au quotidien :
- Accès SSH par clé, jamais par mot de passe seul, sur le VPS ou le dédié qui héberge le serveur. Un mot de passe, même complexe, reste exposé aux tentatives automatisées permanentes qui balaient le port 22 sur Internet.
- txAdmin accessible uniquement aux personnes de confiance, avec des comptes nominatifs plutôt qu'un mot de passe partagé : en cas de doute sur un membre du staff, on révoque un compte au lieu de changer un mot de passe que tout le monde utilise.
- Artefacts FXServer et scripts à jour : les versions obsolètes concentrent la majorité des failles connues et documentées publiquement, donc les plus faciles à exploiter par quelqu'un qui ne cherche pas longtemps.
Ne publiez pas l'IP réelle du serveur inutilement. Si votre hébergeur propose une adresse de connexion dédiée ou un système qui masque l'IP d'origine derrière sa protection réseau, préférez-la à l'IP brute dans vos annonces publiques (Discord, forums, réseaux sociaux). Moins l'IP réelle circule, moins elle devient une cible facile à viser directement.
Que faire pendant une attaque en cours
Si le serveur devient injoignable ou anormalement lent sans raison apparente (pas de pic de joueurs, pas de mise à jour en cours), les réflexes utiles sont limités mais efficaces :
- Contactez le support de votre hébergeur immédiatement, plutôt que de redémarrer le serveur en boucle : un redémarrage ne fait rien contre un trafic qui sature déjà le réseau en amont, et masque le signal que l'équipe réseau doit voir pour agir.
- Ne tentez pas de « riposter » (contre-attaque, outils de traçage agressifs) : c'est inefficace contre du trafic distribué et anonymisé, et ça peut poser des problèmes légaux selon la juridiction.
- Conservez les horodatages de l'incident (heure de début, symptômes observés) : ça aide l'hébergeur à corréler l'attaque avec ses propres graphes réseau et à confirmer rapidement qu'il s'agit bien de ça plutôt que d'un souci côté serveur.
Checklist sécurité réseau, complémentaire de la checklist anti-cheat
- Hébergement avec protection anti-DDoS incluse par défaut, pas en option.
- Réseau dimensionné (10 Gbit/s ou plus) pour absorber un pic sans que les joueurs légitimes le ressentent.
- Accès SSH par clé, jamais par mot de passe seul.
- txAdmin en comptes nominatifs, pas en mot de passe partagé.
- IP réelle du serveur non diffusée publiquement quand une alternative existe.
Pour la partie tricheurs et scripts malveillants, la checklist et les bonnes pratiques détaillées vivent dans notre guide anti-cheat. Si vous démarrez tout juste votre serveur, notre guide de mise en place applique ces réglages dès le premier jour plutôt qu'après un incident. Et si votre hébergeur actuel ne couvre ni l'un ni l'autre correctement, changer d'hébergeur FiveM explique comment migrer sans perdre votre configuration ni votre communauté.