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Comment héberger un serveur Palworld : guide complet

Mis à jour le 2 novembre 2026 31 min de lecture 17 sections

Héberger votre propre serveur Palworld sur un serveur VPS (Virtual Private Server, ou serveur virtuel privé) ou un serveur dédié Linux, c'est reprendre le contrôle total : règles de jeu personnalisées, monde persistant 24h/24, accès root complet pour administrer le système, configurer le firewall et installer vos scripts. Contrairement à un hébergement mutualisé conçu pour les sites web (serveur web Apache, PHP, bases de données MySQL, CMS), un serveur VPS avec virtualisation KVM isole vos ressources comme sur un serveur privé physique : votre propre espace disque SSD, votre propre bande-passante et vos propres coeurs CPU. Ce guide couvre le choix entre hébergement mutualisé, serveur VPS et serveur dédié, l'installation sous Ubuntu ou Debian via SteamCMD, la configuration du firewall, la gestion d'un nom de domaine via DNS, le transfert de fichiers par FTP sécurisé (SFTP), l'utilisation d'un panel d'administration comme Pterodactyl ou Plesk, la virtualisation KVM, la sécurisation par certificat SSL, et les bonnes pratiques pour administrer votre serveur virtuel au quotidien.

Pourquoi héberger son propre serveur Palworld sur un VPS ou un serveur dédié

Un serveur public impose ses contraintes : monde partagé avec des inconnus, paramètres imposés, aucune garantie de disponibilité. Avec un serveur dédié ou un serveur VPS, vous décidez de tout : mods installés, taux de capture, cycle jour/nuit, difficulté, et vous choisissez qui rejoint la partie. Le monde reste accessible en permanence dans un datacenter professionnel, avec une bande-passante stable et une protection anti-DDoS incluse. C'est la raison pour laquelle la majorité des hébergeurs de serveurs de jeu recommandent un serveur VPS ou un serveur dédié plutôt qu'un hébergement mutualisé.

Contrairement à un hébergement local sur PC, un serveur virtuel privé tourne dans un environnement professionnel avec un espace disque SSD ou NVMe performant. Et contrairement à un hébergement mutualisé conçu pour les sites web (serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL, CMS comme WordPress), un serveur VPS offre un accès root complet et des ressources isolées grâce à la virtualisation KVM. Chaque serveur virtuel dispose de ses propres coeurs CPU, de sa propre RAM et de son propre espace disque, indépendamment des autres serveurs virtuels hébergés sur la même machine physique. C'est l'équivalent d'un serveur privé réservé à votre serveur de jeu, sans la contrainte de maintenir du matériel : les hébergeurs gèrent l'infrastructure physique et la bande-passante réseau à votre place. Si vous ne souhaitez pas administrer le système vous-même, certains hébergeurs proposent de l'infogérance pour le serveur privé.

Choisir le bon type d'hébergement pour un serveur Palworld

Trois types d'hébergement existent pour faire tourner un serveur de jeu. Le choix dépend du nombre de joueurs, du budget et du niveau de contrôle souhaité. Pour une comparaison détaillée tous jeux confondus, consultez notre guide VPS ou serveur dédié pour un serveur de jeu. Les hébergeurs proposent ces trois types d'hébergement, parfois sur les mêmes serveurs physiques.

Type d'hébergement Principe Adapté à Palworld ?
Hébergement mutualisé Plusieurs sites web partagent le même serveur physique, le même CPU, la même RAM, la même bande-passante et le même espace disque. Un hébergement mutualisé est conçu pour héberger des sites web avec un CMS comme WordPress, un serveur web Apache ou Nginx, du PHP, des bases de données MySQL, un serveur SMTP pour l'envoi d'emails, et un panel comme Plesk ou cPanel pour administrer les sites web, les comptes emails, les scripts automatisés et les certificats SSL. L'espace disque et la bande passante sont répartis entre tous les clients de l'hébergeur sur ce serveur mutualisé. Non. Pas d'accès root, pas de contrôle sur les ports du firewall, et la bande-passante partagée entre des dizaines de sites web est inadaptée au trafic UDP temps réel d'un serveur de jeu. L'hébergement mutualisé est fait pour du PHP, du MySQL, des scripts web et un serveur web, pas pour un processus de jeu permanent qui nécessite un serveur virtuel privé.
Serveur VPS (serveur virtuel privé) Un serveur privé virtuel (VPS, pour Virtual Private Server) isole vos ressources sur un serveur physique grâce à la virtualisation KVM. Vous disposez de votre propre espace disque SSD, de votre propre allocation de RAM et de vos propres coeurs CPU, avec un accès root complet pour administrer le système. Chaque serveur virtuel fonctionne indépendamment des autres serveurs virtuels hébergés sur la même machine physique. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec Ubuntu ou Debian pré-installé, une bande-passante généreuse et une protection anti-DDoS incluse. Certains hébergeurs proposent aussi de l'infogérance pour administrer le serveur privé à votre place. Oui. C'est le choix recommandé pour un groupe d'amis (jusqu'à 20 joueurs). Le serveur VPS offre le meilleur rapport qualité-prix, se redimensionne facilement si votre communauté grandit, et les bons hébergeurs incluent la protection anti-DDoS et un espace disque SSD dans leurs offres de serveurs virtuels.
Serveur dédié Toute la machine physique vous est réservée : aucune couche de virtualisation, aucune ressource partagée. Bande-passante illimitée ou très large, espace disque dédié en totalité, performances maximales. Vous pouvez administrer plusieurs serveurs virtuels sur un seul serveur dédié en installant votre propre couche de virtualisation. Les hébergeurs qui proposent des serveurs dédiés offrent souvent des options d'infogérance pour déléguer l'administration du serveur privé. Oui, pour une grosse communauté (20+ joueurs simultanés, monde très fréquenté). La puissance brute du serveur dédié élimine tout goulot d'étranglement, et la bande-passante illimitée supporte le trafic UDP même en pointe. Pas de virtualisation interposée : toutes les ressources sont disponibles pour le serveur Palworld.

Pour la majorité des groupes d'amis, un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian suffit largement. Les serveurs virtuels avec virtualisation KVM offrent des performances proches du bare metal, sans les limites d'un hébergement mutualisé. Consultez notre page VPS Linux pour découvrir les offres de serveurs VPS à jour. Si vous débutez dans l'administration de serveurs, notre guide premiers pas sur un VPS Linux couvre les commandes indispensables pour administrer un serveur virtuel.

Ressources serveur requises pour héberger Palworld

Pocketpair recommande officiellement un processeur 4 coeurs et 16 Go de RAM minimum pour un serveur dédié stable. En pratique, les besoins dépendent du nombre de joueurs, de la taille du monde et du nombre de bases construites. Voici les ressources à prévoir pour administrer un serveur Palworld fiable sur un serveur VPS ou un serveur dédié :

  • RAM : 8 Go suffisent pour un petit groupe si vous redémarrez le serveur régulièrement (Pocketpair prévient que 8 Go augmentent le risque de crash par manque de mémoire). 16 Go pour un monde persistant stable jusqu'à 20 joueurs. 32 Go pour un monde ouvert avec de nombreuses bases et des sessions longues. Les bons hébergeurs proposent du redimensionnement à chaud pour augmenter la RAM sans réinstaller le système du serveur virtuel.
  • CPU : Palworld utilise principalement 2 coeurs actifs. Un CPU cadencé à 3,5 GHz ou plus est plus utile que beaucoup de coeurs lents. Les serveurs VPS avec virtualisation KVM garantissent des ressources CPU dédiées, contrairement à un hébergement mutualisé où les ressources sont partagées entre les sites web de tous les clients.
  • Espace disque : environ 12 Go pour les fichiers serveur, plus de la marge pour les sauvegardes et les scripts. Prévoyez au minimum 20 Go d'espace disque total. Un stockage SSD ou NVMe accélère le chargement du monde ; Pocketpair prévient qu'un stockage lent peut corrompre les données de sauvegarde. Certains hébergeurs proposent un espace disque illimité sur leurs serveurs dédiés, tandis que les serveurs VPS offrent un espace disque fixe mais extensible.
  • Bande-passante : comptez environ 30 à 50 Ko/s par joueur connecté. Un serveur VPS d'entrée de gamme offre une bande-passante suffisante pour 20 joueurs simultanés. Un serveur dédié offre une bande-passante illimitée, idéale pour les grosses communautés. Un serveur de jeu consomme un flux UDP constant mais modéré, contrairement aux sites web qui consomment de la bande passante par pics sur un serveur web Apache ou Nginx.

Choisir le système d'exploitation : Ubuntu ou Debian

Le serveur Palworld tourne sous Linux, ce qui consomme moins de ressources qu'un équivalent Windows et libère de la RAM pour le jeu. Deux distributions dominent chez les hébergeurs pour les serveurs virtuels de jeu (pour un comparatif complet, consultez notre guide quelle distribution Linux choisir pour un VPS) :

  • Ubuntu 22.04 LTS : la distribution la plus utilisée sur les serveurs VPS. Large communauté, documentation abondante, paquets récents. C'est le choix recommandé par Pocketpair dans la documentation officielle de Palworld. La plupart des hébergeurs proposent Ubuntu pré-installé sur leurs serveurs virtuels. Ubuntu est aussi la distribution de référence pour l'hébergement web (serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL), ce qui en fait un choix polyvalent si votre serveur VPS héberge aussi un site web communautaire à côté du serveur de jeu.
  • Debian 12 : plus légère qu'Ubuntu, réputée pour sa stabilité sur les serveurs virtuels et les serveurs dédiés. Idéale si vous privilégiez la fiabilité à long terme et que vous êtes à l'aise pour administrer un serveur en ligne de commande. Debian est très populaire chez les hébergeurs de serveurs VPS d'hébergement web (avec un serveur web Apache, PHP, des bases de données MySQL, un serveur SMTP pour les emails), et fonctionne tout aussi bien pour héberger un serveur de jeu sur un serveur virtuel privé.

Les deux fonctionnent parfaitement pour Palworld. Les commandes de ce guide sont compatibles Ubuntu et Debian. Les hébergeurs permettent de réinstaller le système d'exploitation du serveur virtuel depuis leur panel client, sans intervention physique sur le serveur : c'est un avantage des serveurs virtuels avec virtualisation KVM, où chaque serveur VPS est indépendant et dispose de son propre espace disque. Sur un hébergement mutualisé, vous n'avez pas la main sur le système d'exploitation.

Préparer le serveur VPS Linux

Une fois votre serveur VPS commandé chez un hébergeur, connectez-vous en SSH avec l'adresse IP fournie. L'hébergeur vous communique les identifiants root par email ou via son panel client :

ssh root@votre-ip

Mettez à jour le système et installez les dépendances de base. Ces commandes fonctionnent à l'identique sur un serveur virtuel sous Ubuntu et sous Debian :

sudo apt update && sudo apt upgrade -y
sudo apt install screen wget unzip lib32gcc-s1 -y

Le paquet lib32gcc-s1 est requis par SteamCMD (bibliothèque 32 bits). Si vous oubliez cette dépendance, l'installation échouera silencieusement. Si votre hébergeur propose de l'infogérance, ce type de préparation initiale du serveur privé peut être inclus dans le service d'administration. Pour les débutants qui découvrent la ligne de commande sur un serveur VPS, notre guide les 10 commandes indispensables sur un VPS Linux donne les bases pour administrer un serveur virtuel.

Pour durcir l'accès SSH de votre serveur virtuel privé (désactiver le root, passer à l'authentification par clé), consultez notre guide sécuriser SSH sur VPS Linux avant de continuer.

Configurer le firewall du serveur virtuel

Le firewall (pare-feu) contrôle quels ports sont accessibles depuis l'extérieur. C'est une étape indispensable pour sécuriser votre serveur virtuel privé (Virtual Private Server). Sur Ubuntu et Debian, ufw est le firewall intégré le plus simple à administrer. Pour un guide détaillé, consultez ouvrir les ports d'un serveur de jeu sous Linux :

sudo ufw allow 22/tcp
sudo ufw allow 8211/udp
sudo ufw allow 27015/udp
sudo ufw enable
  • Port 22/tcp : accès SSH pour administrer le serveur virtuel à distance, et transferts SFTP (FTP sécurisé via SSH). C'est aussi le port utilisé par les clients FTP comme FileZilla ou WinSCP en mode SFTP pour transférer des fichiers de configuration et des scripts vers le serveur VPS.
  • Port 8211/udp : port principal du jeu Palworld (trafic UDP). Configurable dans PalWorldSettings.ini.
  • Port 27015/udp : requêtes Steam (A2S) pour que votre serveur apparaisse dans le navigateur communautaire Steam.

Si vous utilisez un panel d'administration comme Pterodactyl, ouvrez aussi les ports 80 et 443 dans le firewall pour l'interface web, sécurisée par un certificat SSL. Sur un serveur dédié hébergeant plusieurs services (serveur de jeu, sites web avec serveur web Apache ou Nginx, bases de données MySQL, serveur SMTP pour les emails), le firewall doit refléter tous les ports actifs. Ne laissez ouverts que les ports strictement nécessaires : le firewall est la première ligne de défense de votre serveur privé virtuel. Les hébergeurs proposant de l'infogérance configurent généralement le firewall lors de l'administration initiale du serveur privé.

Installer SteamCMD et le serveur Palworld

SteamCMD est l'outil officiel de Valve pour télécharger et mettre à jour les serveurs dédiés Steam depuis la ligne de commande. Créez un utilisateur dédié (ne faites pas tourner le serveur de jeu en root sur votre serveur virtuel) et installez SteamCMD sur votre serveur VPS :

sudo useradd -m -s /bin/bash palworld
sudo su - palworld
mkdir ~/steamcmd && cd ~/steamcmd
wget https://steamcdn-a.akamaihd.net/client/installer/steamcmd_linux.tar.gz
tar -xvzf steamcmd_linux.tar.gz

Téléchargez ensuite le serveur Palworld (identifiant d'application Steam : 2394010) :

./steamcmd.sh +login anonymous +force_install_dir ~/palworld-server +app_update 2394010 validate +quit

Pour mettre à jour le serveur après un patch, relancez la même commande app_update : SteamCMD ne retélécharge que les fichiers modifiés. Vérifiez que l'espace disque disponible sur votre serveur VPS est suffisant avant chaque mise à jour. Vous pouvez automatiser cette mise à jour avec un script cron qui vérifie et applique les patchs à heure fixe : c'est un des scripts d'administration les plus utiles pour maintenir un serveur de jeu à jour sur un serveur virtuel. Les hébergeurs qui incluent un panel de gestion facilitent le suivi de l'espace disque consommé sur le serveur VPS.

Configurer et lancer le serveur Palworld

Le fichier de configuration principal se trouve dans le répertoire de données du serveur. Ouvrez-le avec un éditeur en ligne de commande depuis votre terminal SSH, ou transférez-le via SFTP (FTP sécurisé) avec un client FTP comme FileZilla pour l'éditer sur votre PC :

nano ~/palworld-server/Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.ini

Exemple de configuration de base (toute la ligne OptionSettings doit rester sur une seule ligne) :

[/Script/Pal.PalGameWorldSettings]
OptionSettings=(Difficulty=None,DayTimeSpeedRate=1.000000,NightTimeSpeedRate=1.000000,ExpRate=1.000000,PalCaptureRate=1.000000,PalSpawnNumRate=1.000000,ServerName="Mon Serveur Palworld",ServerPassword="motdepasse",PublicPort=8211,MaxPlayers=32)

Attention : toute la configuration tient sur une seule ligne entre les parenthèses. Un retour à la ligne dans ce bloc invalide silencieusement tous les paramètres, et le serveur revient aux valeurs par défaut sans message d'erreur.

Lancez le serveur dans une session screen pour qu'il survive à la fermeture de votre terminal SSH :

screen -S palworld
cd ~/palworld-server
./PalServer.sh -port=8211 -players=32 -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS

Détachez la session avec Ctrl+A puis D. Pour y revenir : screen -r palworld.

Pour que le serveur redémarre automatiquement après un reboot du VPS, créez un service systemd plutôt que de compter sur screen. Notre guide créer un service systemd pour serveur de jeu détaille la procédure. C'est la méthode recommandée pour administrer un serveur de jeu en production sur un serveur virtuel privé (Virtual Private Server).

Connecter un nom de domaine et configurer les DNS

Par défaut, vos joueurs se connectent via l'adresse IP du serveur VPS. Pour faciliter l'accès, associez un nom de domaine (par exemple palworld.monserveur.fr) à votre serveur virtuel en créant un enregistrement DNS :

  1. Achetez un nom de domaine chez un registrar (bureau d'enregistrement de noms de domaine). Certains hébergeurs proposent aussi l'enregistrement de noms de domaine directement depuis leur panel client.
  2. Dans la zone DNS du nom de domaine, créez un enregistrement A pointant vers l'adresse IP de votre serveur VPS. Si votre hébergeur fournit un panel DNS (comme Plesk ou un panel dédié à la gestion DNS), vous pouvez configurer la zone DNS directement sans passer par l'interface du registrar.
  3. Attendez la propagation DNS (quelques minutes à quelques heures selon les hébergeurs DNS). Pour diagnostiquer un éventuel problème de résolution, consultez notre guide diagnostiquer la résolution DNS sous Linux.
  4. Vos joueurs utilisent ensuite le nom de domaine au lieu de l'IP dans la connexion directe Palworld.

Un nom de domaine est aussi utile si vous utilisez un panel d'administration web : il permet d'y accéder via une URL lisible plutôt qu'une adresse IP brute, et de sécuriser la connexion avec un certificat SSL. Si vous hébergez un site web à côté du serveur de jeu sur le même serveur VPS, vous pouvez configurer des sous-domaines DNS distincts : un pour le panel d'administration, un autre pour le site web (servi par un serveur web Apache ou Nginx avec PHP et un CMS). Les enregistrements DNS de votre nom de domaine se gèrent depuis le panel de votre hébergeur (Plesk intègre la gestion DNS des noms de domaine) ou directement chez votre registrar. Sur un serveur dédié hébergeant plusieurs sites web avec leurs propres noms de domaine, la zone DNS de chaque nom de domaine pointe vers la même adresse IP.

Transférer des fichiers par FTP sécurisé (SFTP)

Pour copier des fichiers de configuration, des sauvegardes, des scripts ou des mods entre votre PC et le serveur, utilisez SFTP (FTP sécurisé via SSH). Des clients FTP comme FileZilla ou WinSCP se connectent au serveur VPS avec les mêmes identifiants SSH. Depuis un terminal :

sftp palworld@votre-ip

Le protocole SFTP chiffre le transfert de bout en bout, contrairement au FTP classique qui transmet les identifiants en clair. N'activez jamais un serveur FTP non chiffré sur un serveur virtuel exposé à Internet : utilisez toujours SFTP ou SCP. Le SFTP utilise le port 22 (le même que SSH), déjà ouvert dans la configuration du firewall. Si votre panel d'administration (Pterodactyl, Plesk) offre un gestionnaire de fichiers intégré, vous pouvez aussi l'utiliser pour transférer des fichiers et des scripts sans client FTP externe. Le panel Plesk permet par exemple de gérer les comptes FTP de chaque site web hébergé sur le serveur VPS, mais pour un serveur de jeu, le FTP sécurisé (SFTP) via SSH reste la méthode recommandée pour administrer les fichiers du serveur virtuel.

Pour des transferts volumineux (sauvegardes complètes, mods), vérifiez que la bande-passante de votre serveur VPS supporte le transfert en parallèle du trafic de jeu. Sur un serveur dédié, la bande-passante illimitée facilite ces transferts. Pensez à compresser vos fichiers avant le transfert FTP sécurisé pour économiser de l'espace disque temporaire sur le serveur virtuel. Pour automatiser les sauvegardes vers un stockage distant via SFTP, consultez notre guide sauvegarder un VPS avec rsync.

Administrer le serveur avec un panel d'administration

Un panel d'administration fournit une interface web pour gérer votre serveur de jeu sans taper chaque commande en SSH. C'est une alternative appréciée pour administrer un serveur virtuel sans maîtriser la ligne de commande. Deux approches courantes :

  • Pterodactyl : panel open-source conçu spécifiquement pour les serveurs de jeu. Il gère le démarrage, l'arrêt, la console, les fichiers et les sauvegardes depuis un navigateur. Pterodactyl fonctionne sur un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian et nécessite PHP 8.1+, une base de données MySQL ou MariaDB, un serveur web Nginx, et un certificat SSL (Let's Encrypt gratuit) pour sécuriser l'interface. Notre guide installer Pterodactyl couvre l'installation complète de ce panel. Certains hébergeurs proposent Pterodactyl pré-installé sur leurs serveurs VPS et serveurs dédiés, ce qui évite d'installer manuellement le serveur web, PHP, la base de données MySQL et le certificat SSL.
  • Plesk ou cPanel : panels généralistes orientés hébergement web. Plesk permet d'administrer des sites web, des bases de données MySQL, du PHP, des comptes emails avec un serveur SMTP, des certificats SSL (Let's Encrypt en un clic), des enregistrements DNS, des noms de domaine et des scripts automatisés depuis une interface graphique. Plesk gère le serveur web Apache ou Nginx, les CMS (WordPress, Joomla), les comptes FTP et l'espace disque de chaque site web hébergé sur le serveur virtuel. Ces panels sont surdimensionnés pour un simple serveur de jeu, mais utiles si votre serveur VPS héberge aussi des sites web à côté du serveur Palworld. Sur un serveur dédié, Plesk permet d'administrer plusieurs serveurs virtuels, sites web, bases de données MySQL, noms de domaine, comptes emails SMTP et certificats SSL depuis un seul panel.

Si vous préférez tout faire en ligne de commande, un panel n'est pas obligatoire pour administrer un serveur Palworld. Mais pour une équipe de plusieurs administrateurs, un panel simplifie la gestion quotidienne : démarrage, arrêt, accès aux fichiers de configuration et aux scripts, consultation des logs, gestion des certificats SSL et des noms de domaine. Certains hébergeurs proposent un panel pré-installé et une infogérance partielle sur leurs serveurs VPS, ce qui facilite l'administration du serveur virtuel privé pour les débutants.

Sécuriser et optimiser le serveur VPS

  • Protection anti-DDoS : les serveurs de jeu sont des cibles fréquentes. Vérifiez qu'elle est incluse chez votre hébergeur. Les bons hébergeurs de serveurs VPS et de serveurs dédiés incluent cette protection sans surcoût.
  • Fail2ban : bloque automatiquement les adresses IP qui tentent des connexions SSH en boucle sur votre serveur virtuel. Notre guide Fail2ban sur VPS Linux détaille la configuration sur Ubuntu et Debian.
  • Certificat SSL : si vous utilisez un panel web (Pterodactyl, Plesk) pour administrer votre serveur VPS, installez un certificat SSL (Let's Encrypt est gratuit) pour chiffrer toutes les connexions à l'interface d'administration. Sans certificat SSL, les identifiants du panel transitent en clair. Notre guide installer un certificat SSL avec Certbot explique la procédure. Un certificat SSL est aussi indispensable si vous hébergez des sites web sur le même serveur VPS ou serveur dédié.
  • Firewall strict : le firewall doit être configuré pour n'autoriser que les ports nécessaires (SSH, le port du jeu, éventuellement le serveur web si un panel ou des sites web sont hébergés). Révisez régulièrement les règles du firewall pour fermer les ports inutilisés.
  • Limiter les Pals simultanés dans la configuration pour éviter de surcharger le serveur virtuel sur un monde ancien avec beaucoup de bases.
  • Scripts de sauvegarde automatisés : la seule vraie protection contre une perte de monde. Automatisez avec un script cron :
tar -czvf /tmp/backup_palworld_$(date +%F).tar.gz ~/palworld-server/Pal/Saved/

Stockez les sauvegardes sur un espace disque séparé du serveur (stockage distant, autre serveur VPS, ou service de stockage objet). Notre guide planifier des tâches automatiques avec cron explique comment programmer ces scripts de sauvegarde sur Ubuntu et Debian. Les scripts de sauvegarde sont les scripts les plus importants à mettre en place quand on administre un serveur de jeu sur un serveur virtuel privé.

VPS de jeu vs hébergement web : ne pas confondre

Un serveur VPS pour Palworld et un hébergement web classique tournent tous les deux sur des serveurs virtuels, mais ils n'ont rien à voir en pratique. C'est une confusion fréquente chez les administrateurs de serveurs de jeu qui découvrent l'hébergement. Les hébergeurs proposent ces deux types de services, parfois sur les mêmes serveurs physiques, et un même serveur VPS peut héberger les deux usages si l'espace disque, la bande-passante et les ressources le permettent :

Critère Serveur VPS de jeu (Palworld) Hébergement web (mutualisé ou VPS web)
Usage principal Serveur de jeu dédié (Palworld, FiveM, Minecraft, Rust) Héberger des sites web, des CMS (WordPress, Joomla), des applications PHP avec un serveur web
Logiciels serveur SteamCMD, le serveur de jeu, scripts de sauvegarde, éventuellement un panel de jeu (Pterodactyl) Serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL, serveur SMTP pour les emails, panel Plesk ou cPanel, CMS
Accès root Indispensable pour administrer le serveur de jeu, configurer le firewall et ouvrir les ports UDP Disponible sur un serveur VPS, absent sur un hébergement mutualisé
Ports réseau UDP 8211 (jeu), UDP 27015 (Steam), TCP 22 (SSH/SFTP/FTP sécurisé) TCP 80/443 (HTTP/HTTPS pour les sites web), TCP 3306 (MySQL/bases de données), TCP 25/587 (SMTP emails)
Bande-passante Trafic UDP temps réel, faible volume mais sensible à la latence. Bande-passante illimitée sur serveur dédié. Trafic HTTP, volume variable selon les visiteurs des sites web. Bande passante partagée sur hébergement mutualisé.
Virtualisation KVM recommandé (serveur virtuel privé avec ressources isolées, Virtual Private Server) KVM ou conteneurs selon les hébergeurs. Sur un hébergement mutualisé, pas de virtualisation dédiée par client.
Espace disque SSD/NVMe pour le monde de jeu et les sauvegardes (20 Go minimum d'espace disque) Variable : quelques Go en mutualisé, espace disque illimité sur certains serveurs dédiés
Certificat SSL Facultatif (utile pour le panel d'administration web du serveur de jeu) Indispensable pour chaque site web (Let's Encrypt ou certificat SSL payant via le panel Plesk ou cPanel)
DNS et nom de domaine Facultatif (un nom de domaine simplifie la connexion des joueurs via un enregistrement DNS) Indispensable (chaque site web a son nom de domaine et sa zone DNS gérée via le panel de l'hébergeur)
Emails et SMTP Inutile pour un serveur de jeu Palworld Comptes emails gérés par le panel (Plesk, cPanel), envoi via serveur SMTP, souvent inclus chez les hébergeurs web
Infogérance Optionnelle. Les hébergeurs la proposent pour administrer le serveur privé (mises à jour, firewall, monitoring). Courante. Inclut la gestion des bases de données MySQL, des certificats SSL, du serveur web Apache et des emails SMTP par l'hébergeur.
PHP et bases de données Inutiles pour le serveur de jeu (sauf si un panel comme Pterodactyl est installé, qui nécessite PHP et MySQL) Indispensables : PHP pour le CMS et les scripts web, MySQL pour les bases de données des sites web
FTP SFTP (FTP sécurisé via SSH) pour transférer scripts, configs et sauvegardes FTP ou SFTP pour les fichiers des sites web, comptes FTP gérés par le panel Plesk ou cPanel
Scripts automatisés Scripts de sauvegarde, scripts de mise à jour SteamCMD, scripts de redémarrage via cron Scripts PHP côté web, scripts de maintenance des bases de données MySQL, scripts de renouvellement des certificats SSL

L'infogérance est un service où l'hébergeur administre le serveur privé à votre place : mises à jour système, monitoring, sécurité, configuration du firewall, gestion des certificats SSL et maintenance des bases de données MySQL. L'infogérance se justifie surtout sur un serveur dédié qui héberge des sites web, des bases de données, un serveur SMTP pour les emails et des scripts PHP : la charge d'administration y est nettement plus lourde quand il faut gérer des certificats SSL, des noms de domaine, un serveur web Apache, des CMS et des comptes emails en plus du serveur de jeu. Les hébergeurs qui proposent l'infogérance administrent le serveur virtuel et s'occupent du firewall, des mises à jour de sécurité sur Ubuntu ou Debian, et de la bande-passante réseau. Pour un serveur Palworld seul hébergé sur un serveur VPS, la maintenance quotidienne est légère et l'infogérance n'est pas indispensable.

En résumé, un serveur de jeu n'a besoin ni de serveur web Apache, ni de PHP, ni de bases de données MySQL, ni de serveur SMTP pour les emails ni d'un CMS pour héberger Palworld : ces logiciels sont destinés aux sites web et à l'hébergement mutualisé. Ce dont il a besoin : un accès root, des ports UDP ouverts dans le firewall, assez de RAM et de bande-passante, et un espace disque SSD suffisant pour le monde et les sauvegardes. Ne commandez pas un hébergement mutualisé pour un serveur de jeu, et inversement, ne payez pas un panel Plesk avec serveur web Apache, PHP, bases de données MySQL et serveur SMTP si vous n'hébergez pas de sites web sur votre serveur virtuel.

Glossaire : les termes d'hébergement pour les administrateurs de serveur de jeu

Si vous venez du monde du jeu et découvrez l'hébergement serveur, voici les termes techniques que vous rencontrerez en choisissant et en configurant votre serveur VPS ou votre serveur dédié chez un hébergeur :

  • VPS (Virtual Private Server) : serveur virtuel privé. Une machine virtuelle isolée sur un serveur physique, avec ses propres ressources (CPU, RAM, espace disque). La virtualisation KVM garantit que les ressources du serveur VPS sont dédiées. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec différents niveaux de ressources et de bande-passante. Aussi appelé serveur virtuel, serveur privé virtuel, ou virtual private server en anglais.
  • Serveur dédié : un serveur physique entier réservé à un seul client. Aucune virtualisation, bande-passante illimitée, puissance maximale. Les hébergeurs proposent des serveurs dédiés avec des options d'infogérance pour administrer le serveur privé.
  • Hébergement mutualisé : plusieurs sites web partagent un même serveur. Pas d'accès root, pas de ports personnalisables, bande-passante et espace disque partagés entre tous les clients de l'hébergeur. Conçu pour les sites web avec CMS, PHP, bases de données MySQL, serveur SMTP et serveur web Apache ou Nginx. Inadapté aux serveurs de jeu. Les serveurs mutualisés sont administrés par l'hébergeur, souvent via un panel comme Plesk ou cPanel.
  • Firewall (pare-feu) : logiciel ou matériel qui filtre le trafic réseau. Sur Ubuntu et Debian, ufw est le firewall le plus courant pour administrer les règles de filtrage des ports du serveur virtuel. Le firewall est indispensable sur un serveur VPS exposé à Internet.
  • DNS (Domain Name System) : système qui traduit un nom de domaine en adresse IP. Un enregistrement DNS de type A pointe un nom de domaine vers l'IP de votre serveur VPS. La zone DNS se gère chez votre registrar ou dans le panel de votre hébergeur (Plesk intègre la gestion DNS des noms de domaine).
  • Nom de domaine : adresse lisible (ex. monserveur.fr) qui remplace l'adresse IP numérique. Un nom de domaine s'achète chez un registrar et se configure via les enregistrements DNS. Facultatif pour un serveur de jeu, indispensable pour administrer des sites web. Certains hébergeurs proposent l'enregistrement de noms de domaine en complément du serveur VPS.
  • FTP / SFTP : protocoles de transfert de fichiers. Le FTP classique n'est pas chiffré et ne devrait plus être utilisé sur un serveur virtuel exposé à Internet. SFTP (FTP sécurisé, via SSH) chiffre la connexion et les données transférées. Les clients FTP comme FileZilla supportent les deux protocoles. Plesk et cPanel gèrent aussi les comptes FTP via leur interface web. Utilisez toujours SFTP ou SCP pour transférer des scripts et des fichiers de configuration vers un serveur VPS.
  • Certificat SSL : certificat de chiffrement qui sécurise les connexions HTTPS. Indispensable pour un panel d'administration web (Pterodactyl, Plesk) et pour les sites web. Let's Encrypt fournit des certificats SSL gratuits, renouvelables via Certbot. Sur un serveur mutualisé, les certificats SSL sont gérés par l'hébergeur via le panel.
  • Panel : interface web pour administrer un serveur sans ligne de commande. Pterodactyl pour les serveurs de jeu, Plesk ou cPanel pour les sites web (bases de données MySQL, comptes emails SMTP, certificats SSL, noms de domaine, scripts PHP, serveur web Apache ou Nginx, gestion des comptes FTP et de l'espace disque).
  • Infogérance : service proposé par certains hébergeurs pour administrer le serveur privé à votre place (mises à jour, sécurité, monitoring, firewall, bases de données MySQL, certificats SSL, serveur web). L'infogérance est plus courante sur les serveurs dédiés et les serveurs VPS d'hébergement web.
  • Bande-passante : quantité de données que le serveur peut transmettre par unité de temps. Les serveurs VPS offrent une bande-passante suffisante pour un serveur de jeu ; les serveurs dédiés offrent souvent une bande-passante illimitée. Sur un hébergement mutualisé, la bande passante est partagée entre les sites web de tous les clients de l'hébergeur.
  • Virtualisation : technologie qui crée plusieurs serveurs virtuels sur un même serveur physique. La virtualisation KVM (Kernel-based Virtual Machine) isole les ressources de chaque serveur virtuel privé (Virtual Private Server). Les serveurs VPS sont créés par virtualisation. Sur un serveur dédié, il n'y a pas de virtualisation interposée, sauf si vous installez la vôtre pour administrer plusieurs serveurs virtuels.
  • Espace disque : stockage disponible sur le serveur. SSD ou NVMe pour les performances, HDD pour le volume. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec un espace disque allant de 20 Go à plusieurs To ; certains serveurs dédiés offrent un espace disque illimité. L'espace disque d'un serveur virtuel est indépendant de celui des autres serveurs virtuels grâce à la virtualisation.
  • Scripts : programmes exécutés sur le serveur pour automatiser l'administration (sauvegardes, redémarrages, mises à jour). Planifiés via cron sur Ubuntu et Debian. Les scripts de sauvegarde sont indispensables pour protéger un monde Palworld sur un serveur VPS.
  • Serveur web : logiciel qui sert des pages web (Apache et Nginx sont les plus utilisés sur les serveurs Linux). Indispensable pour les sites web, les applications PHP et les CMS. Inutile pour un serveur de jeu Palworld, sauf si un panel comme Pterodactyl (qui utilise Nginx comme serveur web) est installé sur le serveur VPS.
  • Bases de données (MySQL) : systèmes de stockage structuré. MySQL (ou MariaDB) est la base de données la plus utilisée sur les serveurs web et les serveurs virtuels d'hébergement, avec PHP et un CMS. Pterodactyl a besoin d'une base de données MySQL. Le serveur Palworld stocke ses données dans des fichiers sur l'espace disque, pas dans une base de données MySQL.
  • PHP : langage de programmation pour les sites web et les CMS (WordPress, Joomla). PHP s'exécute avec un serveur web Apache ou Nginx. Pterodactyl nécessite PHP 8.1+. Le serveur Palworld n'utilise pas PHP.
  • CMS (Content Management System) : système de gestion de contenu pour sites web (WordPress, Joomla, Drupal). Un CMS nécessite un serveur web Apache ou Nginx, PHP et une base de données MySQL sur un serveur VPS ou un hébergement mutualisé. Utilisé sur les serveurs virtuels d'hébergement web, pas sur les serveurs de jeu.
  • SMTP : protocole d'envoi d'emails. Un serveur SMTP permet d'envoyer des emails depuis un serveur VPS ou dédié. Utile pour les sites web, les notifications de panel Plesk et l'envoi d'emails automatisés par scripts. Inutile pour un serveur de jeu Palworld.
  • Emails : la gestion des emails (envoi, réception, comptes) fait partie de l'hébergement web et se gère via un panel comme Plesk avec un serveur SMTP. Les hébergeurs web incluent souvent la gestion des comptes emails avec le serveur VPS. Sans rapport direct avec un serveur de jeu.

Ajouter des mods sur le serveur Palworld

La communauté Palworld utilise plusieurs outils pour charger des mods côté serveur selon leur nature (UE4SS, BepInEx). L'écosystème de modding évolue avec les mises à jour du jeu : vérifiez la documentation officielle de l'outil au moment de l'installation plutôt qu'une procédure figée. Transférez les fichiers de mods sur le serveur VPS via SFTP (FTP sécurisé, voir la section transfert de fichiers par FTP sécurisé) ou via le gestionnaire de fichiers de votre panel si Pterodactyl ou Plesk est installé. Vérifiez que l'espace disque restant sur le serveur virtuel est suffisant avant d'installer des mods volumineux. Sauvegardez toujours votre monde avec un script de sauvegarde automatisé avant d'ajouter un nouveau mod sur le serveur VPS.

Checklist avant de mettre le serveur en ligne

Avant de communiquer l'adresse IP ou le nom de domaine à vos joueurs, vérifiez chaque point sur votre serveur VPS ou serveur dédié :

  • Système d'exploitation à jour (Ubuntu ou Debian) avec les dépendances installées sur le serveur virtuel.
  • Firewall ufw activé avec uniquement les ports nécessaires (22/TCP pour SSH et FTP sécurisé SFTP, 8211/UDP pour le jeu, 27015/UDP pour Steam).
  • Serveur Palworld installé via SteamCMD avec un utilisateur non-root.
  • Fichier PalWorldSettings.ini configuré (nom du serveur, mot de passe, nombre de joueurs, port).
  • Service systemd créé pour le redémarrage automatique au boot du serveur virtuel.
  • Scripts de sauvegarde automatisés via cron, avec stockage sur un espace disque externe ou un second serveur VPS.
  • Nom de domaine configuré avec un enregistrement DNS de type A (facultatif mais recommandé).
  • Certificat SSL installé si un panel d'administration web (Pterodactyl, Plesk) est utilisé pour administrer le serveur VPS.
  • Fail2ban configuré pour protéger l'accès SSH du serveur VPS.
  • Bande-passante et espace disque vérifiés chez votre hébergeur.
  • Panel d'administration configuré si nécessaire (avec PHP, bases de données MySQL et certificat SSL pour Pterodactyl).

En résumé

Un serveur VPS (serveur virtuel privé, Virtual Private Server) sous Ubuntu ou Debian suffit pour héberger un serveur Palworld entre amis, avec SteamCMD pour l'installation, un firewall bien configuré, un nom de domaine facultatif via un enregistrement DNS, des scripts de sauvegarde automatisés, et du transfert de fichiers par SFTP (FTP sécurisé). La virtualisation KVM offre des performances proches du bare metal sur chaque serveur virtuel, avec un espace disque SSD dédié et une bande-passante suffisante pour le trafic de jeu. Pour une grosse communauté, un serveur dédié offre plus de puissance sans couche de virtualisation, avec un espace disque et une bande-passante illimitée. La protection anti-DDoS incluse chez les bons hébergeurs n'est pas un luxe pour un serveur de jeu exposé publiquement.

Vous n'avez pas besoin de serveur web Apache, de PHP, de bases de données MySQL, de serveur SMTP pour les emails ni d'un CMS pour héberger Palworld : ces logiciels sont destinés aux sites web et à l'hébergement mutualisé. Ce dont il a besoin : un serveur VPS ou un serveur dédié avec accès root, un firewall correctement configuré, des scripts de sauvegarde, du transfert de fichiers par FTP sécurisé (SFTP), un certificat SSL si vous utilisez un panel d'administration (Pterodactyl ou Plesk), et assez d'espace disque SSD. Les hébergeurs proposant des serveurs VPS avec infogérance optionnelle, une bande-passante suffisante, un panel client pour administrer le serveur virtuel et un nom de domaine configurable via leur gestion DNS simplifient l'administration du serveur privé. Ne confondez pas un serveur VPS de jeu avec un hébergement mutualisé conçu pour les sites web : les serveurs virtuels avec virtualisation KVM offrent un vrai serveur privé dédié à votre serveur Palworld.

Pour aller plus loin, notre guide pour capturer les Pals rares et légendaires couvre la partie jeu : le taux de capture se règle directement dans PalWorldSettings.ini, un des avantages concrets d'avoir votre propre serveur virtuel privé que vous pouvez administrer librement.

FAQ

VPS ou serveur dédié pour héberger un serveur Palworld entre amis ?

Un serveur VPS (serveur virtuel privé) suffit largement pour un groupe de 10 à 20 joueurs. La virtualisation KVM isole vos ressources comme sur une machine dédiée, avec votre propre espace disque et votre propre bande passante. Le serveur dédié se justifie pour une grosse communauté avec un monde très fréquenté.

Peut-on héberger un serveur Palworld sur un hébergement mutualisé ?

Non. Un hébergement mutualisé est conçu pour les sites web (serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL, emails SMTP) et ne donne ni accès root, ni contrôle sur les ports du firewall. Un serveur VPS ou dédié avec accès root est le minimum pour faire tourner un serveur de jeu.

Comment installer Palworld Server sous Linux ?

Via SteamCMD, l'outil officiel de Valve. Installez-le sur votre VPS Ubuntu ou Debian, puis téléchargez le serveur avec l'identifiant d'application 2394010. Configurez ensuite PalWorldSettings.ini avant de lancer le serveur.

Quels ports ouvrir sur le firewall pour un serveur Palworld ?

Le port 8211 en UDP pour le trafic de jeu, et 27015 en UDP pour les requêtes Steam. Ouvrez aussi le port 22 en TCP pour conserver l'accès SSH, le FTP sécurisé (SFTP) et administrer le serveur virtuel à distance.

Peut-on associer un nom de domaine à un serveur Palworld ?

Oui. Créez un enregistrement DNS de type A pointant vers l'IP de votre serveur VPS. Vos joueurs utilisent ensuite le nom de domaine au lieu de l'adresse IP pour se connecter. La propagation DNS prend quelques minutes à quelques heures.

Combien de RAM et d'espace disque faut-il pour un serveur Palworld ?

16 Go de RAM minimum recommandés par Pocketpair pour un serveur stable. Côté espace disque, prévoyez 12 Go pour les fichiers serveur plus de la marge pour les sauvegardes et les scripts. Un stockage SSD ou NVMe accélère le chargement du monde.

Comment transférer des mods sur le serveur Palworld ?

Via SFTP (FTP sécurisé via SSH) avec un client comme FileZilla ou WinSCP. N'utilisez jamais le FTP non chiffré sur un serveur virtuel exposé à Internet.

Faut-il un panel pour administrer un serveur Palworld ?

Non, un panel n'est pas obligatoire. Vous pouvez tout administrer en ligne de commande via SSH. Mais un panel comme Pterodactyl (serveurs de jeu) ou Plesk (sites web, bases de données MySQL, emails, certificats SSL) simplifie la gestion si vous gérez plusieurs serveurs virtuels.

Quelle est la différence entre un serveur VPS et un serveur dédié pour Palworld ?

Un serveur VPS (Virtual Private Server) est un serveur virtuel isolé par virtualisation KVM sur un serveur physique partagé. Un serveur dédié est une machine physique entière sans virtualisation, avec une bande passante illimitée et un espace disque dédié. Le VPS suffit pour la plupart des groupes, le dédié convient aux grosses communautés.

Faut-il un certificat SSL pour un serveur Palworld ?

Le serveur de jeu lui-même n'a pas besoin de certificat SSL. En revanche, si vous utilisez un panel web comme Pterodactyl ou Plesk pour administrer votre serveur VPS, un certificat SSL (Let's Encrypt gratuit) est indispensable pour chiffrer l'accès à l'interface d'administration.

Qu'est-ce que l'infogérance pour un serveur de jeu ?

L'infogérance est un service où l'hébergeur administre le serveur privé à votre place : mises à jour système, monitoring, configuration du firewall, sécurité. C'est une option pratique si vous ne maîtrisez pas l'administration Linux, mais pas indispensable pour un serveur Palworld.

Peut-on héberger un site web et un serveur Palworld sur le même VPS ?

Oui, un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian peut faire tourner un serveur web Apache ou Nginx avec PHP, des bases de données MySQL et un CMS en parallèle du serveur de jeu. Mais les ressources (RAM, CPU, bande passante) sont partagées entre les deux usages. Pour un site web vitrine léger, ça passe. Pour un site web avec beaucoup de trafic, un second serveur VPS ou un hébergement mutualisé dédié aux sites web est préférable.

Faut-il savoir administrer Linux pour héberger un serveur Palworld ?

Les bases suffisent : se connecter en SSH, taper des commandes dans un terminal, éditer un fichier de configuration. Ce guide couvre toutes les étapes. Si vous ne voulez pas administrer le serveur vous-même, certains hébergeurs proposent de l'infogérance (le serveur privé est administré à votre place), ou vous pouvez utiliser un panel comme Pterodactyl pour tout gérer depuis une interface web.

Comment choisir un hébergeur pour un serveur Palworld ?

Vérifiez que l'hébergeur propose des serveurs VPS avec virtualisation KVM (pas de conteneurs), un espace disque SSD ou NVMe, une bande passante suffisante pour le trafic UDP, une protection anti-DDoS incluse et un panel client pour administrer le serveur virtuel (réinstallation du système, accès console, gestion DNS). Évitez les hébergeurs qui ne proposent que de l'hébergement mutualisé : c'est conçu pour les sites web (serveur web Apache, PHP, MySQL), pas pour les serveurs de jeu.

Ubuntu ou Debian pour un serveur Palworld sur VPS ?

Les deux conviennent. Ubuntu est la distribution recommandée par Pocketpair et la plus répandue chez les hébergeurs de serveurs VPS. Debian est plus légère et réputée pour sa stabilité sur les serveurs virtuels. Les commandes d'installation sont identiques. Les hébergeurs proposent généralement les deux systèmes pré-installés sur leurs serveurs VPS et serveurs dédiés.

Comment automatiser les sauvegardes d'un serveur Palworld ?

Avec un script bash planifié via cron (ou un timer systemd) sur votre serveur VPS Ubuntu ou Debian. Le script compresse le dossier de sauvegarde et le transfère sur un espace disque distant via SFTP (FTP sécurisé). Automatisez aussi le nettoyage des anciennes sauvegardes pour ne pas saturer l'espace disque du serveur virtuel.

Quelle bande-passante faut-il pour un serveur Palworld sur un VPS ?

Comptez environ 30 à 50 Ko/s de bande passante par joueur connecté. Un serveur VPS standard offre une bande-passante largement suffisante pour 20 joueurs simultanés. Un serveur dédié offre une bande-passante illimitée, adaptée aux grosses communautés. Contrairement aux sites web qui consomment de la bande passante par pics, un serveur de jeu utilise un flux réseau constant.

Comment configurer les DNS d'un nom de domaine pour un serveur Palworld ?

Créez un enregistrement DNS de type A dans la zone DNS de votre nom de domaine, pointant vers l'adresse IP de votre serveur VPS. Si votre hébergeur propose un panel avec gestion DNS (Plesk, par exemple), configurez l'enregistrement directement depuis le panel. La propagation DNS prend de quelques minutes à quelques heures selon le fournisseur DNS.

Qu'est-ce que la virtualisation KVM pour un serveur VPS de jeu ?

La virtualisation KVM (Kernel-based Virtual Machine) est la technologie qui crée des serveurs virtuels isolés sur un serveur physique. Chaque serveur VPS (Virtual Private Server) dispose de ses propres ressources CPU, RAM et espace disque, comme un serveur privé dédié. C'est la virtualisation recommandée pour un serveur de jeu car elle garantit des performances stables, contrairement à un hébergement mutualisé où les ressources ne sont pas isolées.

Faut-il un serveur web Apache ou Nginx pour héberger un serveur Palworld ?

Non. Un serveur web Apache ou Nginx sert des sites web, du PHP et des CMS (WordPress, Joomla). Le serveur Palworld n'a pas besoin de serveur web. En revanche, si vous installez un panel d'administration comme Pterodactyl sur le même serveur VPS, celui-ci utilise Nginx comme serveur web, avec PHP et une base de données MySQL. Le panel Plesk installe aussi un serveur web Apache ou Nginx pour administrer les sites web et les certificats SSL.

Quel espace disque et quelle bande-passante prévoir pour un serveur Palworld sur un VPS ?

Prévoyez au minimum 20 Go d'espace disque SSD pour les fichiers serveur, les sauvegardes et les scripts. La bande-passante d'un serveur VPS standard suffit largement pour 20 joueurs (30 à 50 Ko/s par joueur). Sur un serveur dédié, l'espace disque et la bande-passante sont souvent illimités. Sur un hébergement mutualisé, l'espace disque et la bande passante sont partagés entre les sites web des clients, ce qui est inadapté à un serveur de jeu.

Peut-on héberger des sites web et un serveur Palworld sur le même serveur VPS ?

Oui, mais chaque usage consomme des ressources (RAM, CPU, espace disque, bande-passante). Pour un site web, vous aurez besoin d'un serveur web Apache ou Nginx, de PHP, de bases de données MySQL, d'un certificat SSL et éventuellement d'un CMS. Un panel comme Plesk simplifie l'administration des sites web, des comptes emails SMTP, des certificats SSL, des noms de domaine et des scripts PHP. Pour un site léger à côté d'un serveur de jeu, un seul serveur VPS suffit ; pour un site à fort trafic, un second serveur virtuel ou un hébergement mutualisé dédié aux sites web est préférable.