Héberger votre propre serveur Palworld sur un serveur VPS (Virtual Private Server, ou serveur virtuel privé) ou un serveur dédié Linux, c'est reprendre le contrôle : règles de jeu personnalisées, monde persistant 24h/24, accès root complet pour administrer le système, configurer le firewall et installer vos scripts. Ce guide couvre le choix entre hébergement mutualisé, serveur VPS et serveur dédié, l'installation sous Ubuntu ou Debian via SteamCMD, la configuration du firewall, la gestion d'un nom de domaine via DNS, le transfert de fichiers par FTP sécurisé (SFTP), l'utilisation d'un panel d'administration comme Pterodactyl ou Plesk, la virtualisation KVM, et les bonnes pratiques pour administrer votre serveur virtuel au quotidien.
Pourquoi héberger son propre serveur Palworld sur un VPS ou un serveur dédié
Un serveur public impose ses contraintes : monde partagé avec des inconnus, paramètres imposés, aucune garantie de disponibilité. Avec un serveur dédié ou un serveur VPS, vous décidez de tout : mods installés, taux de capture, cycle jour/nuit, difficulté, et vous choisissez qui rejoint la partie. Le monde reste accessible en permanence dans un datacenter professionnel, avec une bande-passante stable et une protection anti-DDoS incluse.
Contrairement à un hébergement local sur PC, un serveur virtuel privé tourne dans un environnement professionnel avec un espace disque SSD ou NVMe performant. Et contrairement à un hébergement mutualisé conçu pour les sites web (serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL, CMS), un serveur VPS offre un accès root complet et des ressources isolées grâce à la virtualisation KVM. Chaque serveur virtuel dispose de ses propres coeurs CPU, de sa propre RAM et de son propre espace disque, indépendamment des autres serveurs virtuels hébergés sur la même machine physique. C'est l'équivalent d'un serveur privé réservé à votre serveur de jeu, sans la contrainte de maintenir du matériel physique.
Choisir le bon type d'hébergement pour un serveur Palworld
Trois types d'hébergement existent pour faire tourner un serveur de jeu. Le choix dépend du nombre de joueurs, du budget et du niveau de contrôle souhaité. Pour une comparaison détaillée tous jeux confondus, consultez notre guide VPS ou serveur dédié pour un serveur de jeu.
| Type d'hébergement | Principe | Adapté à Palworld ? |
|---|---|---|
| Hébergement mutualisé | Plusieurs sites web partagent le même serveur physique, le même CPU, la même RAM, la même bande-passante et le même espace disque. Un hébergement mutualisé est conçu pour héberger des sites web avec un CMS comme WordPress, un serveur web Apache ou Nginx, du PHP, des bases de données MySQL, un serveur SMTP pour l'envoi d'emails, et un panel comme Plesk ou cPanel pour administrer les sites web, les comptes emails et les certificats SSL. L'espace disque et la bande passante sont répartis entre tous les clients de l'hébergeur. | Non. Pas d'accès root, pas de contrôle sur les ports du firewall, et la bande-passante partagée entre des dizaines de sites web est inadaptée au trafic UDP temps réel d'un serveur de jeu. C'est fait pour du PHP, du MySQL et des scripts web, pas pour un processus de jeu permanent. |
| Serveur VPS (serveur virtuel privé) | Un serveur privé virtuel (VPS, pour Virtual Private Server) isole vos ressources sur un serveur physique grâce à la virtualisation KVM. Vous disposez de votre propre espace disque SSD, de votre propre allocation de RAM et de vos propres coeurs CPU, avec un accès root complet pour administrer le système. Chaque serveur virtuel fonctionne indépendamment des autres serveurs virtuels hébergés sur la même machine physique. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec Ubuntu ou Debian pré-installé, une bande-passante généreuse et une protection anti-DDoS incluse. | Oui. C'est le choix recommandé pour un groupe d'amis (jusqu'à 20 joueurs). Le serveur VPS offre le meilleur rapport qualité-prix, se redimensionne facilement si votre communauté grandit, et les bons hébergeurs incluent la protection anti-DDoS et un espace disque SSD dans leurs offres de serveurs virtuels. |
| Serveur dédié | Toute la machine physique vous est réservée : aucune couche de virtualisation, aucune ressource partagée. Bande-passante illimitée ou très large, espace disque dédié en totalité, performances maximales. Vous pouvez administrer plusieurs serveurs virtuels sur un seul serveur dédié en installant votre propre couche de virtualisation. Les hébergeurs qui proposent des serveurs dédiés offrent souvent des options d'infogérance pour déléguer l'administration du serveur privé. | Oui, pour une grosse communauté (20+ joueurs simultanés, monde très fréquenté). La puissance brute du serveur dédié élimine tout goulot d'étranglement, et la bande-passante illimitée supporte le trafic UDP même en pointe. |
Pour la majorité des groupes d'amis, un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian suffit largement. Les serveurs virtuels avec virtualisation KVM offrent des performances proches du bare metal, sans les limites d'un hébergement mutualisé. Consultez notre page VPS Linux pour découvrir les offres à jour.
Ressources serveur requises pour héberger Palworld
Pocketpair recommande officiellement un processeur 4 coeurs et 16 Go de RAM minimum pour un serveur dédié stable. En pratique, les besoins dépendent du nombre de joueurs, de la taille du monde et du nombre de bases construites. Voici les ressources à prévoir pour administrer un serveur Palworld fiable sur un serveur VPS ou un serveur dédié :
- RAM : 8 Go suffisent pour un petit groupe si vous redémarrez le serveur régulièrement (Pocketpair prévient que 8 Go augmentent le risque de crash par manque de mémoire). 16 Go pour un monde persistant stable jusqu'à 20 joueurs. 32 Go pour un monde ouvert avec de nombreuses bases et des sessions longues. Les bons hébergeurs proposent du redimensionnement à chaud pour augmenter la RAM sans réinstaller le système du serveur virtuel.
- CPU : Palworld utilise principalement 2 coeurs actifs. Un CPU cadencé à 3,5 GHz ou plus est plus utile que beaucoup de coeurs lents. Les serveurs VPS avec virtualisation KVM garantissent des ressources CPU dédiées, contrairement à un hébergement mutualisé où les ressources sont partagées entre les clients.
- Espace disque : environ 12 Go pour les fichiers serveur, plus de la marge pour les sauvegardes et les scripts. Prévoyez au minimum 20 Go d'espace disque total. Un stockage SSD ou NVMe accélère le chargement du monde ; Pocketpair prévient qu'un stockage lent peut corrompre les données de sauvegarde. Certains hébergeurs proposent un espace disque illimité sur leurs serveurs dédiés, tandis que les serveurs VPS offrent un espace disque fixe mais extensible.
- Bande-passante : comptez environ 30 à 50 Ko/s par joueur connecté. Un serveur VPS d'entrée de gamme offre une bande-passante suffisante pour 20 joueurs simultanés. Un serveur dédié offre une bande-passante illimitée, idéale pour les grosses communautés. Un serveur de jeu consomme un flux UDP constant mais modéré, contrairement aux sites web qui consomment de la bande passante par pics.
Choisir le système d'exploitation : Ubuntu ou Debian
Le serveur Palworld tourne sous Linux, ce qui consomme moins de ressources qu'un équivalent Windows et libère de la RAM pour le jeu. Deux distributions dominent pour les serveurs virtuels de jeu (pour un comparatif complet, consultez notre guide quelle distribution Linux choisir pour un VPS) :
- Ubuntu 22.04 LTS : la distribution la plus utilisée sur les serveurs VPS. Large communauté, documentation abondante, paquets récents. C'est le choix recommandé par Pocketpair dans la documentation officielle de Palworld. La plupart des hébergeurs proposent Ubuntu pré-installé sur leurs serveurs virtuels. Ubuntu est aussi la distribution de référence pour l'hébergement web (serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL), ce qui en fait un choix polyvalent si votre serveur VPS héberge aussi un site web communautaire.
- Debian 12 : plus légère qu'Ubuntu, réputée pour sa stabilité sur les serveurs virtuels et les serveurs dédiés. Idéale si vous privilégiez la fiabilité à long terme et que vous êtes à l'aise pour administrer un serveur en ligne de commande. Debian est très populaire sur les serveurs VPS d'hébergement web (avec un serveur web Apache, PHP, des bases de données MySQL, un serveur SMTP pour les emails), et fonctionne tout aussi bien pour un serveur de jeu.
Les deux fonctionnent parfaitement pour Palworld. Les commandes de ce guide sont compatibles Ubuntu et Debian. Les hébergeurs permettent de réinstaller le système d'exploitation depuis leur panel client, sans intervention physique sur le serveur : c'est un avantage des serveurs virtuels avec virtualisation KVM, où chaque serveur VPS est indépendant.
Préparer le serveur VPS Linux
Une fois votre serveur VPS commandé chez un hébergeur, connectez-vous en SSH avec l'adresse IP fournie. L'hébergeur vous communique les identifiants root par email ou via son panel client :
ssh root@votre-ip
Mettez à jour le système et installez les dépendances de base. Ces commandes fonctionnent à l'identique sur un serveur virtuel sous Ubuntu et sous Debian :
sudo apt update && sudo apt upgrade -y
sudo apt install screen wget unzip lib32gcc-s1 -y
Le paquet lib32gcc-s1 est requis par SteamCMD (bibliothèque 32 bits). Si vous oubliez cette dépendance, l'installation échouera silencieusement. Si votre hébergeur propose de l'infogérance, ce type de préparation initiale du serveur privé peut être inclus dans le service d'administration.
Pour durcir l'accès SSH de votre serveur virtuel privé (désactiver le root, passer à l'authentification par clé), consultez notre guide sécuriser SSH sur VPS Linux avant de continuer.
Configurer le firewall du serveur virtuel
Le firewall (pare-feu) contrôle quels ports sont accessibles depuis l'extérieur. C'est une étape indispensable pour sécuriser votre serveur virtuel privé. Sur Ubuntu et Debian, ufw est le firewall intégré le plus simple à administrer. Pour un guide détaillé, consultez ouvrir les ports d'un serveur de jeu sous Linux :
sudo ufw allow 22/tcp
sudo ufw allow 8211/udp
sudo ufw allow 27015/udp
sudo ufw enable
- Port 22/tcp : accès SSH pour administrer le serveur virtuel à distance, et transferts SFTP (FTP sécurisé via SSH). C'est aussi le port utilisé par les clients FTP comme FileZilla ou WinSCP en mode SFTP pour transférer des fichiers de configuration et des scripts vers le serveur VPS.
- Port 8211/udp : port principal du jeu Palworld (trafic UDP). Configurable dans
PalWorldSettings.ini. - Port 27015/udp : requêtes Steam (A2S) pour que votre serveur apparaisse dans le navigateur communautaire Steam.
Si vous utilisez un panel d'administration comme Pterodactyl, ouvrez aussi les ports 80 et 443 pour l'interface web, sécurisée par un certificat SSL. Sur un serveur dédié hébergeant plusieurs services (serveur de jeu, sites web, bases de données MySQL, serveur SMTP pour les emails), le firewall doit refléter tous les ports actifs. Ne laissez ouverts que les ports strictement nécessaires : le firewall est la première ligne de défense de votre serveur privé virtuel. Les hébergeurs proposant de l'infogérance configurent généralement le firewall lors de l'administration initiale du serveur.
Installer SteamCMD et le serveur Palworld
SteamCMD est l'outil officiel de Valve pour télécharger et mettre à jour les serveurs dédiés Steam depuis la ligne de commande. Créez un utilisateur dédié (ne faites pas tourner le serveur de jeu en root sur votre serveur virtuel) et installez SteamCMD sur votre serveur VPS :
sudo useradd -m -s /bin/bash palworld
sudo su - palworld
mkdir ~/steamcmd && cd ~/steamcmd
wget https://steamcdn-a.akamaihd.net/client/installer/steamcmd_linux.tar.gz
tar -xvzf steamcmd_linux.tar.gz
Téléchargez ensuite le serveur Palworld (identifiant d'application Steam : 2394010) :
./steamcmd.sh +login anonymous +force_install_dir ~/palworld-server +app_update 2394010 validate +quit
Pour mettre à jour le serveur après un patch, relancez la même commande app_update : SteamCMD ne retélécharge que les fichiers modifiés. Vérifiez que l'espace disque disponible sur votre serveur VPS est suffisant avant chaque mise à jour. Vous pouvez automatiser cette mise à jour avec un script cron qui vérifie et applique les patchs à heure fixe : c'est un des scripts d'administration les plus utiles pour maintenir un serveur de jeu à jour sur un serveur virtuel.
Configurer et lancer le serveur Palworld
Le fichier de configuration principal se trouve dans le répertoire de données du serveur. Ouvrez-le avec un éditeur en ligne de commande depuis votre terminal SSH, ou transférez-le via SFTP (FTP sécurisé) avec un client FTP comme FileZilla pour l'éditer sur votre PC :
nano ~/palworld-server/Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.ini
Exemple de configuration de base (toute la ligne OptionSettings doit rester sur une seule ligne) :
[/Script/Pal.PalGameWorldSettings]
OptionSettings=(Difficulty=None,DayTimeSpeedRate=1.000000,NightTimeSpeedRate=1.000000,ExpRate=1.000000,PalCaptureRate=1.000000,PalSpawnNumRate=1.000000,ServerName="Mon Serveur Palworld",ServerPassword="motdepasse",PublicPort=8211,MaxPlayers=32)
Attention : toute la configuration tient sur une seule ligne entre les parenthèses. Un retour à la ligne dans ce bloc invalide silencieusement tous les paramètres, et le serveur revient aux valeurs par défaut sans message d'erreur.
Lancez le serveur dans une session screen pour qu'il survive à la fermeture de votre terminal SSH :
screen -S palworld
cd ~/palworld-server
./PalServer.sh -port=8211 -players=32 -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS
Détachez la session avec Ctrl+A puis D. Pour y revenir : screen -r palworld.
Pour que le serveur redémarre automatiquement après un reboot du VPS, créez un service systemd plutôt que de compter sur screen. Notre guide créer un service systemd pour serveur de jeu détaille la procédure. C'est la méthode recommandée pour administrer un serveur de jeu en production sur un serveur virtuel privé.
Connecter un nom de domaine et configurer les DNS
Par défaut, vos joueurs se connectent via l'adresse IP du serveur VPS. Pour faciliter l'accès, associez un nom de domaine (par exemple palworld.monserveur.fr) à votre serveur virtuel en créant un enregistrement DNS :
- Achetez un nom de domaine chez un registrar (bureau d'enregistrement de noms de domaine).
- Dans la zone DNS du nom de domaine, créez un enregistrement A pointant vers l'adresse IP de votre serveur VPS. Si votre hébergeur fournit un panel DNS (comme Plesk ou un panel dédié à la gestion DNS), vous pouvez configurer la zone DNS directement sans passer par l'interface du registrar.
- Attendez la propagation DNS (quelques minutes à quelques heures selon les hébergeurs DNS).
- Vos joueurs utilisent ensuite le nom de domaine au lieu de l'IP dans la connexion directe Palworld.
Un nom de domaine est aussi utile si vous utilisez un panel d'administration web : il permet d'y accéder via une URL lisible plutôt qu'une adresse IP brute, et de sécuriser la connexion avec un certificat SSL. Si vous hébergez un site web à côté du serveur de jeu sur le même serveur VPS, vous pouvez configurer des sous-domaines DNS distincts : un pour le panel d'administration, un autre pour le site web (servi par un serveur web Apache ou Nginx avec PHP et un CMS). Les enregistrements DNS de votre nom de domaine se gèrent depuis le panel de votre hébergeur (Plesk intègre la gestion DNS) ou directement chez votre registrar.
Transférer des fichiers par FTP sécurisé (SFTP)
Pour copier des fichiers de configuration, des sauvegardes, des scripts ou des mods entre votre PC et le serveur, utilisez SFTP (FTP sécurisé via SSH). Des clients FTP comme FileZilla ou WinSCP se connectent au serveur VPS avec les mêmes identifiants SSH. Depuis un terminal :
sftp palworld@votre-ip
Le protocole SFTP chiffre le transfert de bout en bout, contrairement au FTP classique qui transmet les identifiants en clair. N'activez jamais un serveur FTP non chiffré sur un serveur virtuel exposé à Internet : utilisez toujours SFTP ou SCP. Le SFTP utilise le port 22 (le même que SSH), déjà ouvert dans la configuration du firewall. Si votre panel d'administration (Pterodactyl, Plesk) offre un gestionnaire de fichiers intégré, vous pouvez aussi l'utiliser pour transférer des fichiers et des scripts sans client FTP externe. Le panel Plesk permet par exemple de gérer les comptes FTP de chaque site web hébergé sur le serveur VPS, mais pour un serveur de jeu, le SFTP via SSH reste la méthode recommandée.
Pour des transferts volumineux (sauvegardes complètes, mods), vérifiez que la bande-passante de votre serveur VPS supporte le transfert en parallèle du trafic de jeu. Sur un serveur dédié, la bande-passante illimitée facilite ces transferts. Pensez à compresser vos fichiers avant le transfert FTP sécurisé pour économiser de l'espace disque temporaire sur le serveur virtuel.
Administrer le serveur avec un panel d'administration
Un panel d'administration fournit une interface web pour gérer votre serveur de jeu sans taper chaque commande en SSH. Deux approches courantes :
- Pterodactyl : panel open-source conçu spécifiquement pour les serveurs de jeu. Il gère le démarrage, l'arrêt, la console, les fichiers et les sauvegardes depuis un navigateur. Pterodactyl fonctionne sur un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian et nécessite PHP 8.1+, une base de données MySQL ou MariaDB, un serveur web Nginx, et un certificat SSL (Let's Encrypt gratuit) pour sécuriser l'interface. Notre guide installer Pterodactyl couvre l'installation complète. Certains hébergeurs proposent Pterodactyl pré-installé sur leurs serveurs VPS et serveurs dédiés, ce qui évite d'installer manuellement le serveur web, PHP, la base de données MySQL et le certificat SSL.
- Plesk ou cPanel : panels généralistes orientés hébergement web. Plesk permet d'administrer des sites web, des bases de données MySQL, du PHP, des comptes emails avec un serveur SMTP, des certificats SSL (Let's Encrypt en un clic), des enregistrements DNS, des noms de domaine et des scripts automatisés depuis une interface graphique. Plesk gère le serveur web Apache ou Nginx, les CMS (WordPress, Joomla), les comptes FTP et l'espace disque de chaque site web hébergé. Ces panels sont surdimensionnés pour un simple serveur de jeu, mais utiles si votre serveur VPS héberge aussi des sites web à côté du serveur Palworld.
Si vous préférez tout faire en ligne de commande, un panel n'est pas obligatoire pour administrer un serveur Palworld. Mais pour une équipe de plusieurs administrateurs, un panel simplifie la gestion quotidienne : démarrage, arrêt, accès aux fichiers de configuration et aux scripts, consultation des logs, gestion des certificats SSL et des noms de domaine. Certains hébergeurs proposent un panel pré-installé et une infogérance partielle sur leurs serveurs VPS, ce qui facilite l'administration du serveur virtuel pour les débutants.
Sécuriser et optimiser le serveur VPS
- Protection anti-DDoS : les serveurs de jeu sont des cibles fréquentes. Vérifiez qu'elle est incluse chez votre hébergeur.
- Fail2ban : bloque automatiquement les adresses IP qui tentent des connexions SSH en boucle sur votre serveur virtuel. Notre guide Fail2ban sur VPS Linux détaille la configuration sur Ubuntu et Debian.
- Certificat SSL : si vous utilisez un panel web (Pterodactyl, Plesk) pour administrer votre serveur VPS, installez un certificat SSL (Let's Encrypt est gratuit) pour chiffrer toutes les connexions à l'interface d'administration. Sans certificat SSL, les identifiants du panel transitent en clair. Notre guide installer un certificat SSL avec Certbot explique la procédure. Un certificat SSL est aussi indispensable si vous hébergez des sites web sur le même serveur VPS.
- Limiter les Pals simultanés dans la configuration pour éviter de surcharger le serveur virtuel sur un monde ancien avec beaucoup de bases.
- Scripts de sauvegarde automatisés : la seule vraie protection contre une perte de monde. Automatisez avec un script cron :
tar -czvf /tmp/backup_palworld_$(date +%F).tar.gz ~/palworld-server/Pal/Saved/
Stockez les sauvegardes sur un espace disque séparé du serveur (stockage distant, autre serveur VPS, ou service de stockage objet). Notre guide planifier des tâches automatiques avec cron explique comment programmer ces scripts de sauvegarde sur Ubuntu et Debian. Les scripts de sauvegarde sont les scripts les plus importants à mettre en place quand on administre un serveur de jeu sur un serveur virtuel.
VPS de jeu vs hébergement web : ne pas confondre
Un serveur VPS pour Palworld et un hébergement web classique tournent tous les deux sur des serveurs virtuels, mais ils n'ont rien à voir en pratique. C'est une confusion fréquente chez les administrateurs de serveurs de jeu qui découvrent l'hébergement. Les hébergeurs proposent ces deux types de services, parfois sur les mêmes serveurs physiques :
| Critère | Serveur VPS de jeu (Palworld) | Hébergement web (mutualisé ou VPS web) |
|---|---|---|
| Usage principal | Serveur de jeu dédié (Palworld, FiveM, Minecraft, Rust) | Héberger des sites web, des CMS (WordPress, Joomla), des applications PHP avec un serveur web |
| Logiciels serveur | SteamCMD, le serveur de jeu, scripts de sauvegarde, éventuellement un panel de jeu (Pterodactyl) | Serveur web Apache ou Nginx, PHP, bases de données MySQL, serveur SMTP pour les emails, panel Plesk ou cPanel, CMS |
| Accès root | Indispensable pour administrer le serveur de jeu, configurer le firewall et ouvrir les ports UDP | Disponible sur un serveur VPS, absent sur un hébergement mutualisé |
| Ports réseau | UDP 8211 (jeu), UDP 27015 (Steam), TCP 22 (SSH/SFTP/FTP sécurisé) | TCP 80/443 (HTTP/HTTPS pour les sites web), TCP 3306 (MySQL/bases de données), TCP 25/587 (SMTP emails) |
| Bande-passante | Trafic UDP temps réel, faible volume mais sensible à la latence. Bande-passante illimitée sur serveur dédié. | Trafic HTTP, volume variable selon les visiteurs des sites web. Bande passante partagée sur hébergement mutualisé. |
| Virtualisation | KVM recommandé (serveur virtuel privé avec ressources isolées, Virtual Private Server) | KVM ou conteneurs selon les hébergeurs. Sur un hébergement mutualisé, pas de virtualisation dédiée. |
| Espace disque | SSD/NVMe pour le monde de jeu et les sauvegardes (20 Go minimum d'espace disque) | Variable : quelques Go en mutualisé, espace disque illimité sur certains serveurs dédiés |
| Certificat SSL | Facultatif (utile pour le panel d'administration web du serveur de jeu) | Indispensable pour chaque site web (Let's Encrypt ou certificat SSL payant via le panel Plesk) |
| DNS et nom de domaine | Facultatif (un nom de domaine simplifie la connexion des joueurs via un enregistrement DNS) | Indispensable (chaque site web a son nom de domaine et sa zone DNS gérée via le panel) |
| Emails et SMTP | Inutile pour un serveur de jeu Palworld | Comptes emails gérés par le panel (Plesk, cPanel), envoi via serveur SMTP, souvent inclus chez les hébergeurs web |
| Infogérance | Optionnelle. Les hébergeurs la proposent pour administrer le serveur privé (mises à jour, firewall, monitoring). | Courante. Inclut la gestion des bases de données MySQL, des certificats SSL, du serveur web Apache et des emails SMTP. |
| PHP et bases de données | Inutiles pour le serveur de jeu (sauf si un panel comme Pterodactyl est installé, qui nécessite PHP et MySQL) | Indispensables : PHP pour le CMS et les scripts web, MySQL pour les bases de données des sites web |
| Scripts automatisés | Scripts de sauvegarde, scripts de mise à jour SteamCMD, scripts de redémarrage via cron | Scripts PHP côté web, scripts de maintenance des bases de données MySQL, scripts de renouvellement des certificats SSL |
L'infogérance est un service où l'hébergeur administre le serveur privé à votre place : mises à jour système, monitoring, sécurité, configuration du firewall, gestion des certificats SSL et maintenance des bases de données MySQL. L'infogérance se justifie surtout sur un serveur dédié qui héberge des sites web, des bases de données, un serveur SMTP pour les emails et des scripts PHP : la charge d'administration y est nettement plus lourde quand il faut gérer des certificats SSL, des noms de domaine, des CMS et des comptes emails en plus du serveur de jeu. Pour un serveur Palworld seul, la maintenance quotidienne est légère.
En résumé, un serveur de jeu n'a besoin ni de serveur web Apache, ni de PHP, ni de bases de données MySQL, ni de serveur SMTP pour les emails. Ce dont il a besoin : un accès root, des ports UDP ouverts dans le firewall, assez de RAM et de bande-passante, et un espace disque SSD suffisant pour le monde et les sauvegardes. Ne commandez pas un hébergement mutualisé pour un serveur de jeu, et inversement, ne payez pas un panel Plesk avec Apache, PHP et MySQL si vous n'hébergez pas de sites web.
Glossaire : les termes d'hébergement pour les administrateurs de serveur de jeu
Si vous venez du monde du jeu et découvrez l'hébergement serveur, voici les termes techniques que vous rencontrerez en choisissant et en configurant votre serveur VPS ou votre serveur dédié chez un hébergeur :
- VPS (Virtual Private Server) : serveur virtuel privé. Une machine virtuelle isolée sur un serveur physique, avec ses propres ressources (CPU, RAM, espace disque). La virtualisation KVM garantit que les ressources du serveur VPS sont dédiées. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec différents niveaux de ressources. Aussi appelé serveur virtuel, serveur privé virtuel, ou virtual private server en anglais.
- Serveur dédié : un serveur physique entier réservé à un seul client. Aucune virtualisation, bande-passante illimitée, puissance maximale. Les hébergeurs proposent des serveurs dédiés avec des options d'infogérance.
- Hébergement mutualisé : plusieurs sites web partagent un même serveur. Pas d'accès root, pas de ports personnalisables, bande-passante partagée. Conçu pour les sites web avec CMS, PHP, bases de données MySQL et serveur web Apache ou Nginx. Inadapté aux serveurs de jeu.
- Firewall (pare-feu) : logiciel ou matériel qui filtre le trafic réseau. Sur Ubuntu et Debian,
ufwest le firewall le plus courant pour administrer les règles de filtrage des ports du serveur virtuel. - DNS (Domain Name System) : système qui traduit un nom de domaine en adresse IP. Un enregistrement DNS de type A pointe un nom de domaine vers l'IP de votre serveur VPS. La zone DNS se gère chez votre registrar ou dans le panel de votre hébergeur (Plesk intègre la gestion DNS).
- Nom de domaine : adresse lisible (ex.
monserveur.fr) qui remplace l'adresse IP numérique. Un nom de domaine s'achète chez un registrar et se configure via les enregistrements DNS. Facultatif pour un serveur de jeu, indispensable pour administrer des sites web. - FTP / SFTP : protocoles de transfert de fichiers. Le FTP classique n'est pas chiffré et ne devrait plus être utilisé sur un serveur virtuel exposé à Internet. SFTP (FTP sur SSH) chiffre la connexion. Les clients FTP comme FileZilla supportent les deux protocoles. Plesk gère aussi les comptes FTP via son interface web.
- Certificat SSL : certificat de chiffrement qui sécurise les connexions HTTPS. Indispensable pour un panel d'administration web (Pterodactyl, Plesk) et pour les sites web. Let's Encrypt fournit des certificats SSL gratuits, renouvelables via Certbot.
- Panel : interface web pour administrer un serveur sans ligne de commande. Pterodactyl pour les serveurs de jeu, Plesk ou cPanel pour les sites web (bases de données MySQL, comptes emails, certificats SSL, noms de domaine, scripts PHP, serveur web Apache ou Nginx).
- Infogérance : service proposé par certains hébergeurs pour administrer le serveur privé à votre place (mises à jour, sécurité, monitoring, firewall, bases de données MySQL, certificats SSL).
- Bande-passante : quantité de données que le serveur peut transmettre par unité de temps. Les serveurs VPS offrent une bande-passante suffisante pour un serveur de jeu ; les serveurs dédiés offrent souvent une bande-passante illimitée. Sur un hébergement mutualisé, la bande passante est partagée entre les sites web de tous les clients.
- Virtualisation : technologie qui crée plusieurs serveurs virtuels sur un même serveur physique. La virtualisation KVM (Kernel-based Virtual Machine) isole les ressources de chaque serveur virtuel privé (Virtual Private Server). Les serveurs VPS sont créés par virtualisation.
- Espace disque : stockage disponible sur le serveur. SSD ou NVMe pour les performances, HDD pour le volume. Les hébergeurs proposent des serveurs VPS avec un espace disque allant de 20 Go à plusieurs To ; certains serveurs dédiés offrent un espace disque illimité.
- Scripts : programmes exécutés sur le serveur pour automatiser l'administration (sauvegardes, redémarrages, mises à jour). Planifiés via cron sur Ubuntu et Debian. Les scripts de sauvegarde sont indispensables pour protéger un monde Palworld.
- Serveur web : logiciel qui sert des pages web (Apache et Nginx sont les plus utilisés sur Linux). Indispensable pour les sites web et les applications PHP. Inutile pour un serveur de jeu Palworld, sauf si un panel comme Pterodactyl (qui utilise Nginx) est installé sur le serveur VPS.
- Bases de données (MySQL) : systèmes de stockage structuré. MySQL (ou MariaDB) est la base de données la plus utilisée sur les serveurs web, avec PHP et un CMS. Pterodactyl a besoin d'une base de données MySQL. Le serveur Palworld stocke ses données dans des fichiers sur l'espace disque, pas dans une base de données.
- PHP : langage de programmation pour les sites web et les CMS (WordPress, Joomla). PHP s'exécute avec un serveur web Apache ou Nginx. Pterodactyl nécessite PHP 8.1+. Le serveur Palworld n'utilise pas PHP.
- CMS (Content Management System) : système de gestion de contenu pour sites web (WordPress, Joomla, Drupal). Un CMS nécessite un serveur web, PHP et une base de données MySQL. Utilisé sur les serveurs virtuels d'hébergement web, pas sur les serveurs de jeu.
- SMTP : protocole d'envoi d'emails. Un serveur SMTP permet d'envoyer des emails depuis un serveur VPS ou dédié. Utile pour les sites web et les panels comme Plesk. Inutile pour un serveur de jeu Palworld.
- Emails : la gestion des emails (envoi, réception, comptes) fait partie de l'hébergement web, gérée par un panel comme Plesk avec un serveur SMTP. Sans rapport avec un serveur de jeu.
Ajouter des mods sur le serveur Palworld
La communauté Palworld utilise plusieurs outils pour charger des mods côté serveur selon leur nature (UE4SS, BepInEx). L'écosystème de modding évolue avec les mises à jour du jeu : vérifiez la documentation officielle de l'outil au moment de l'installation plutôt qu'une procédure figée. Transférez les fichiers de mods sur le serveur via SFTP (FTP sécurisé, voir la section transfert de fichiers par FTP sécurisé). Vérifiez que l'espace disque restant est suffisant avant d'installer des mods volumineux. Si vous avez installé un panel comme Pterodactyl, le gestionnaire de fichiers intégré facilite le transfert sans client FTP séparé. Sauvegardez toujours votre monde avec un script de sauvegarde avant d'ajouter un nouveau mod sur le serveur virtuel.
Checklist avant de mettre le serveur en ligne
Avant de communiquer l'adresse IP ou le nom de domaine à vos joueurs, vérifiez chaque point :
- Système d'exploitation à jour (Ubuntu ou Debian) avec les dépendances installées sur le serveur virtuel.
- Firewall
ufwactivé avec uniquement les ports nécessaires (22/TCP pour SSH et FTP sécurisé, 8211/UDP pour le jeu, 27015/UDP pour Steam). - Serveur Palworld installé via SteamCMD avec un utilisateur non-root.
- Fichier
PalWorldSettings.iniconfiguré (nom du serveur, mot de passe, nombre de joueurs, port). - Service systemd créé pour le redémarrage automatique au boot du serveur virtuel.
- Scripts de sauvegarde automatisés via cron, avec stockage sur un espace disque externe.
- Nom de domaine configuré avec un enregistrement DNS de type A (facultatif mais recommandé).
- Certificat SSL installé si un panel d'administration web (Pterodactyl, Plesk) est utilisé.
- Fail2ban configuré pour protéger l'accès SSH du serveur VPS.
- Bande-passante et espace disque vérifiés chez votre hébergeur.
En résumé
Un serveur VPS sous Ubuntu ou Debian suffit pour héberger un serveur Palworld entre amis, avec SteamCMD pour l'installation, un firewall bien configuré, un nom de domaine facultatif via un enregistrement DNS, des scripts de sauvegarde automatisés, et du transfert de fichiers par SFTP (FTP sécurisé). Pour une grosse communauté, un serveur dédié offre plus de puissance sans couche de virtualisation, avec un espace disque et une bande-passante illimitée. Les serveurs virtuels avec virtualisation KVM offrent des performances proches du bare metal, et la protection anti-DDoS incluse chez les bons hébergeurs n'est pas un luxe pour un serveur de jeu exposé publiquement.
Vous n'avez pas besoin de serveur web Apache, de PHP, de bases de données MySQL, de serveur SMTP pour les emails ni d'un CMS pour héberger Palworld : ces logiciels sont destinés aux sites web et à l'hébergement mutualisé. Un serveur virtuel privé (VPS, Virtual Private Server) avec accès root, un firewall correctement configuré, des scripts de sauvegarde, du transfert de fichiers par FTP sécurisé (SFTP), un certificat SSL si vous utilisez un panel d'administration (Pterodactyl ou Plesk), et assez d'espace disque SSD : c'est tout ce qu'il faut pour administrer un serveur de jeu fiable. Les hébergeurs proposant des serveurs VPS avec infogérance optionnelle, une bande-passante suffisante et un nom de domaine configurable via leur panel DNS simplifient encore l'administration du serveur virtuel.
Pour aller plus loin, notre guide pour capturer les Pals rares et légendaires couvre la partie jeu : le taux de capture se règle directement dans PalWorldSettings.ini, un des avantages concrets d'avoir votre propre serveur virtuel privé.
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