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34 mods et plugins Minecraft malveillants retirés de CurseForge et Modrinth

Publié le 26 octobre 2026 11 min de lecture 9 sections

34 projets Minecraft retirés entre le 20 et le 24 octobre 2026

Entre le 20 et le 24 octobre 2026, 34 projets Minecraft (mods, plugins serveur, resource packs) ont été retirés de CurseForge et Modrinth après détection de code malveillant par le service ModGrade. Ce scanner automatisé inspecte le code source de plus de 642 000 fichiers JAR référencés sur les deux plateformes en décompilant les archives et en analysant les classes Java à la recherche de comportements suspects.

Les menaces identifiées vont du vol de sessions Minecraft et de tokens Discord au téléchargement et à l'exécution silencieuse de scripts malveillants, en passant par l'exfiltration d'adresses IP et le minage de cryptomonnaie. Pour tout administrateur de serveur Minecraft hébergé sur un VPS ou un serveur dédié, cet incident impose une vérification immédiate des plugins et mods installés.

Les comportements malveillants détectés

ModGrade classe les 34 projets retirés en plusieurs catégories de menaces. Un même projet peut combiner plusieurs comportements (source : rapport ModGrade). Voici un récapitulatif des types de code malveillant identifiés dans ces extensions Minecraft :

ComportementNbExemplesRisque pour l'admin serveur
Exécution de code caché (téléchargement et lancement de scripts distants)13SCF (Slime Chunk Finder), DelexeHub, FabZoom, AntiFreeCam, BestKitPvP, HubParkourLe plugin télécharge un exécutable depuis une URL externe et le lance sur le serveur avec les mêmes droits que le processus Java
Vol de session Minecraft7Weaker Day Zombie, Full Bright, Slimagar, TooManyTools, DASMTTIISE, Trolling and MemeryL'attaquant récupère le token de session et peut se connecter au compte Microsoft du joueur
Téléchargement et exécution de payloads6Vanilla Evolution, EffectArmorMod, EpicCraft III, Items+ Mod, Sheer Item FramesLe serveur VPS devient un relais pour exécuter des scripts arbitraires
Fausses statistiques (imitation bStats)4BerryAntiCheat, SimpleHomePlugin, PlayerLocation, PGCVisibilityLe code imite le système de statistiques bStats pour masquer des appels réseau malveillants
Vol de mots de passe et tokens Discord2MoreArmor/Weapons, Dungeons ExtrasExfiltration de credentials vers un serveur distant : mots de passe navigateur et tokens Discord
Exfiltration d'adresses IP2Anti Hack for Updated Versions, AntiScammerGGLes adresses IP des joueurs sont envoyées à un webhook Discord contrôlé par l'attaquant
Script de démarrage persistant2The Juicy Pack, Texture DiagnosticsUn script s'installe pour s'exécuter automatiquement au boot du VPS, même après suppression du mod
Minage de cryptomonnaie1PGCVisibilityConsommation anormale de CPU et de RAM sur le serveur VPS, ralentissement du serveur Minecraft
Injection de commandes serveur1SimpleMuteL'attaquant exécute des commandes Minecraft depuis le chat en jeu, accès direct à la console serveur

Les menaces les plus critiques pour un admin : le vol de session permet à l'attaquant de se connecter au compte Microsoft du joueur. Le téléchargement de payloads transforme le VPS en relais pour d'autres attaques. L'injection de commandes serveur (SimpleMute) donne à l'attaquant un accès direct à la console Minecraft.

Comment fonctionne le code malveillant

Les 34 projets retirés utilisent des techniques similaires pour dissimuler leur comportement malveillant dans des fichiers JAR qui s'exécutent normalement sur le serveur Minecraft.

Obfuscation du code Java

Le code source malveillant est obfusqué : les noms de classes et de méthodes sont renommés en chaînes aléatoires, les URL de téléchargement sont encodées en Base64 ou chiffrées, et les appels réseau sont cachés dans des classes utilitaires anodines. Un administrateur qui inspecte le contenu du JAR avec jar tf plugin.jar dans un terminal ne verra pas de nom de fichier suspect, car les noms sont volontairement banals.

Exécution de scripts distants

13 des 34 projets téléchargent et exécutent du code depuis une URL externe. Le scénario typique : au démarrage du plugin, une classe d'initialisation fait un appel HTTP vers un serveur contrôlé par l'attaquant, récupère un script ou un fichier JAR, l'enregistre dans un répertoire temporaire du VPS et l'exécute via Runtime.getRuntime().exec() en Java. Le script téléchargé hérite des droits du processus Java du serveur Minecraft. Si le serveur tourne en root (une erreur fréquente sur les VPS), le script obtient un accès complet au système : il peut lire les fichiers de configuration, les sauvegardes, les clés SSH, et installer d'autres programmes.

Persistance au démarrage

Deux projets (The Juicy Pack, Texture Diagnostics) installent un script de démarrage qui s'exécute automatiquement au boot du VPS. Sur un serveur Linux Ubuntu ou Debian, ce type de script peut s'ajouter dans /etc/cron.d/, dans le fichier ~/.bashrc de l'utilisateur, ou via un service systemd caché. Même après suppression du fichier JAR malveillant du répertoire plugins/, le script persiste et continue de s'exécuter à chaque redémarrage du serveur.

Minage de cryptomonnaie

PGCVisibility combine un faux système bStats avec un mineur qui consomme les ressources CPU et RAM du VPS au détriment du serveur Minecraft. Le processus de minage s'exécute en arrière-plan sous un nom de processus anodin. Un administrateur peut le détecter en surveillant la charge processeur depuis le terminal avec htop ou top : un usage CPU constant de 80-100 % sans joueurs connectés est le signe typique d'un mineur caché.

Liste complète des 34 projets retirés

Voici la liste intégrale publiée par ModGrade, avec la plateforme et le type de chaque projet. Comparez-la avec le contenu de vos répertoires plugins/ et mods/ sur le serveur :

ProjetTypePlateformeRetiré le
Weaker Day ZombieModModrinth24 oct.
Full BrightModCurseForge24 oct.
TooManyToolsModCurseForge24 oct.
MoreArmor/WeaponsModCurseForge24 oct.
SCF (Slime Chunk Finder)PluginCurseForge24 oct.
DelexeHubPluginCurseForge24 oct.
FabZoomModModrinth21 oct.
Vanilla EvolutionModCurseForge24 oct.
SlimagarModCurseForge24 oct.
EffectArmorModModCurseForge24 oct.
EpicCraft IIIModCurseForge24 oct.
Dungeons ExtrasModCurseForge24 oct.
Bedwars MinigamePluginCurseForge24 oct.
AntiFreeCamPluginCurseForge24 oct.
Trolling and MemeryModCurseForge24 oct.
BestKitPvPPluginCurseForge24 oct.
HubParkourPluginCurseForge24 oct.
Better Horse TeleportPluginCurseForge24 oct.
The Juicy PackResource PackCurseForge24 oct.
EasyGuiShopPluginCurseForge24 oct.
Items+ Mod (POTATO LAUNCHER!!!)ModCurseForge24 oct.
Anti Hack for Updated VersionsPluginCurseForge24 oct.
BepisModCurseForge24 oct.
AntiNetherRoof+PluginCurseForge24 oct.
End ControlPluginModrinth23 oct.
BerryAntiCheatPluginModrinth24 oct.
SimpleHomePluginPluginModrinth24 oct.
Sheer Item FramesModModrinth20 oct.
DASMTTIISEModCurseForge24 oct.
SimpleMutePluginModrinth24 oct.
PGCVisibilityPluginModrinth24 oct.
PlayerLocationPluginModrinth24 oct.
Texture DiagnosticsModCurseForge24 oct.
AntiScammerGGModCurseForge24 oct.

Sur les 34 projets, 26 provenaient de CurseForge et 8 de Modrinth. La majorité sont des plugins serveur (18) et des mods (15), plus un resource pack (The Juicy Pack).

Que faire si vous administrez un serveur Minecraft

Si vous hébergez un serveur Minecraft sur un VPS Linux (Ubuntu, Debian) ou un serveur dédié, voici les étapes à suivre depuis votre terminal SSH.

1. Vérifier vos plugins et mods installés

Connectez-vous en SSH au VPS et listez le contenu des répertoires de plugins et de mods. Si votre serveur Minecraft tourne sous un utilisateur dédié (recommandé, jamais en root), utilisez sudo si nécessaire :

ls -la /home/minecraft/server/plugins/
ls -la /home/minecraft/server/mods/

Comparez chaque fichier JAR avec la liste des 34 projets ci-dessus. Attention : le nom du fichier JAR ne correspond pas toujours exactement au nom du projet sur la plateforme. Vérifiez le fichier plugin.yml (plugins Bukkit/Spigot/Paper) ou fabric.mod.json (mods Fabric) à l'intérieur du JAR :

jar tf /home/minecraft/server/plugins/suspect.jar | head -20
unzip -p /home/minecraft/server/plugins/suspect.jar plugin.yml

2. Scanner avec ModGrade Scanner

ModGrade propose un outil de scan en ligne sur modgrade.com/scanner : soumettez vos fichiers JAR pour les analyser contre la base de signatures de code malveillant connues. Le scanner détecte aussi des projets suspects qui ne figurent pas dans cette liste de 34.

3. Supprimer les fichiers malveillants et redémarrer

Supprimez tout plugin ou mod identifié, puis redémarrez le serveur Minecraft. Depuis le terminal du VPS :

sudo rm /home/minecraft/server/plugins/fichier-malveillant.jar
sudo systemctl restart minecraft

Si votre serveur utilise un panel comme Pterodactyl, consultez notre tutoriel sauvegardes Pterodactyl : restaurer un serveur pour restaurer un état sain depuis une sauvegarde antérieure à l'installation du plugin compromis.

4. Vérifier les scripts persistants sur le VPS

Si un des projets avec persistance au démarrage était installé (The Juicy Pack, Texture Diagnostics) ou un projet qui télécharge des payloads (Vanilla Evolution, EffectArmorMod, EpicCraft III), vérifiez que le malware n'a pas installé de scripts persistants sur le VPS. Exécutez ces commandes dans le terminal :

# Vérifier les tâches cron de tous les utilisateurs
sudo ls -la /etc/cron.d/
sudo crontab -l
crontab -l -u minecraft
# Vérifier les services systemd récemment créés
sudo find /etc/systemd/system/ -mtime -30 -name "*.service"
# Vérifier les fichiers modifiés récemment dans /tmp
sudo find /tmp /var/tmp -type f -mtime -7

Pour un audit système complet des logs du VPS, consultez notre tutoriel analyser les logs d'un serveur de jeu Linux avec journalctl.

5. Révoquer les tokens et mots de passe compromis

Si un mod voleur de sessions ou de credentials était installé, considérez les données suivantes comme compromises :

  • Session Minecraft : changez le mot de passe de votre compte Microsoft et activez l'authentification à deux facteurs ;
  • Token Discord : changez le mot de passe Discord, activez le 2FA et révoquez les sessions actives dans les paramètres de sécurité du compte ;
  • Mots de passe navigateur : si MoreArmor/Weapons ou Dungeons Extras était installé, changez tous les mots de passe enregistrés dans votre navigateur.

6. Auditer les logs du serveur Minecraft

Vérifiez les logs du serveur pour repérer d'éventuelles commandes exécutées à distance ou des connexions inhabituelles. Depuis le terminal du VPS :

grep -i "issued server command" /home/minecraft/server/logs/latest.log
tail -500 /home/minecraft/server/logs/latest.log | grep -i "login\|join\|command"

Consultez aussi les logs système du VPS pour repérer toute activité réseau suspecte vers des adresses IP ou des URL inconnues :

sudo journalctl -u minecraft --since "7 days ago" | grep -i "connect\|download\|http"

Sécuriser le VPS après nettoyage

Après avoir supprimé les extensions malveillantes, profitez-en pour renforcer la sécurité globale du VPS qui héberge votre serveur Minecraft.

Configurer le pare-feu pour limiter les ports ouverts

Un pare-feu (firewall) correctement configuré limite la surface d'attaque du serveur. Autorisez uniquement les ports nécessaires : SSH (22), le port du serveur Minecraft (25565 par défaut) et les ports de vos autres services. Sur Ubuntu ou Debian, configurez UFW depuis le terminal :

sudo ufw default deny incoming
sudo ufw allow 22/tcp
sudo ufw allow 25565/tcp
sudo ufw enable
sudo ufw status

Pour une configuration avancée du pare-feu, consultez notre tutoriel sécuriser un VPS Ubuntu avec SSH, UFW et Fail2ban.

Planifier des sauvegardes régulières

Des sauvegardes régulières du serveur Minecraft et du VPS permettent de restaurer un état sain en cas de compromission. Planifiez des sauvegardes automatiques des répertoires du serveur (monde, plugins, configuration) vers un emplacement distant. Consultez notre tutoriel sauvegarder un VPS avec rsync pour mettre en place une stratégie de sauvegardes fiable.

Ne jamais exécuter le serveur en root

Un serveur Minecraft qui tourne en root donne au processus Java (et à tous ses plugins) un accès total au système d'exploitation du VPS. Créez un utilisateur dédié avec des droits limités :

sudo adduser --disabled-password minecraft
sudo -u minecraft java -Xmx4G -jar server.jar nogui

Si un plugin malveillant s'exécute sous un utilisateur non root, les dégâts restent confinés au répertoire de cet utilisateur. Le script malveillant ne peut pas installer de service systemd, modifier les fichiers de configuration système du VPS ni accéder aux clés SSH de l'administrateur.

CurseForge et Modrinth ne sont pas compromis

Les plateformes elles-mêmes n'ont pas été piratées. Les auteurs malveillants ont publié des projets contenant du code obfusqué via leurs propres comptes. ModGrade a analysé les fichiers et signalé les projets suspects. CurseForge a banni les comptes des auteurs impliqués le 25 octobre 2026. Le scan automatisé a fonctionné, mais avec un délai : certains projets sont restés en ligne plusieurs jours avant leur retrait (Sheer Item Frames a été retiré le 20 octobre, FabZoom le 21, tandis que la majorité a été retirée le 24).

Ce type d'incident n'est pas nouveau dans l'écosystème Minecraft. En juin 2023, le malware fractureiser avait infecté des dizaines de mods sur CurseForge via des comptes développeurs compromis. La différence ici : les comptes n'ont pas été piratés, les auteurs ont volontairement publié du code malveillant dans leurs propres projets. Plusieurs plugins retirés étaient des copies volées de plugins légitimes (DelexeHub, Bedwars Minigame, AntiFreeCam, BestKitPvP, HubParkour, Better Horse Teleport, EasyGuiShop) dans lesquelles du code malveillant a été injecté.

Pour réduire votre exposition, utilisez une whitelist sur votre serveur Minecraft et n'installez que des plugins maintenus par des auteurs reconnus avec un historique vérifiable.

Bonnes pratiques pour le choix des mods et plugins

Chaque plugin installé sur un serveur Minecraft est une surface d'attaque supplémentaire. Quelques réflexes à adopter avant d'installer une extension depuis CurseForge, Modrinth ou toute autre plateforme de téléchargement :

  • Privilégiez les projets établis : un plugin avec des milliers de téléchargements, des mises à jour régulières et un code source ouvert présente moins de risques qu'un projet récent sans historique.
  • Limitez le nombre d'extensions : moins de plugins signifie moins de risques, moins de RAM consommée et de meilleures performances du serveur. Consultez notre tutoriel optimiser les performances Minecraft (TPS) pour maintenir un serveur stable.
  • Scannez avant d'installer : utilisez ModGrade Scanner ou inspectez le contenu du JAR (jar tf plugin.jar) depuis le terminal du VPS pour repérer des classes suspectes avant de placer le fichier dans le répertoire plugins/.
  • Surveillez la consommation de ressources : un plugin de minage comme PGCVisibility se trahit par une charge CPU et une consommation de RAM anormales sur le VPS. Vérifiez régulièrement avec htop dans le terminal SSH.
  • Vérifiez le compte de l'auteur : un compte créé récemment sur CurseForge ou Modrinth, sans autre projet à son actif, est un signal d'alerte. Plusieurs des 34 projets retirés provenaient de comptes sans historique.
  • Maintenez le serveur à jour : les mises à jour de Paper, Spigot, Fabric et Forge corrigent régulièrement des vulnérabilités. Consultez notre tutoriel mettre à jour un serveur de jeu Linux pour les bonnes pratiques.
  • Planifiez des sauvegardes automatiques : en cas de compromission, une sauvegarde récente permet de restaurer le serveur sans perte de données.

Pour bien choisir vos premières extensions, consultez notre sélection de meilleurs mods pour débuter sur Minecraft.

Questions fréquentes

FAQ

Mon serveur Minecraft utilise un des 34 plugins, est-il compromis ?

Si le plugin était installé et actif sur votre serveur, considérez que les données accessibles par le plugin sont potentiellement compromises : sessions Minecraft des joueurs connectés, tokens Discord si un bot Discord était lié, et éventuellement des mots de passe stockés localement. Supprimez le fichier JAR du répertoire plugins/, redémarrez le serveur et suivez la procédure de révocation des tokens décrite dans l'article.

CurseForge et Modrinth sont-ils sûrs pour télécharger des mods ?

Les plateformes elles-mêmes n'ont pas été piratées. Les auteurs malveillants ont publié du code obfusqué via leurs propres comptes. Les systèmes de détection automatisés ont fonctionné, mais avec un délai de plusieurs jours. Continuez à utiliser ces plateformes en privilégiant les projets établis avec un historique vérifiable et un grand nombre de téléchargements.

Comment vérifier rapidement si un mod ou plugin est sûr avant de l'installer ?

Utilisez le scanner en ligne de ModGrade (modgrade.com/scanner) pour analyser le fichier JAR avant de l'installer sur le serveur. Vérifiez aussi l'ancienneté du compte de l'auteur sur la plateforme, le nombre de téléchargements, la fréquence des mises à jour et la disponibilité du code source. Un projet récent sans historique ni code source ouvert présente plus de risques.

Le malware affecte-t-il le système d'exploitation du VPS ou seulement le serveur Minecraft ?

La plupart des comportements détectés (vol de session, exfiltration d'adresses IP, bStats spoofing) se limitent au processus Java du serveur Minecraft. Cependant, les projets qui téléchargent et exécutent des payloads externes ou installent des scripts de démarrage peuvent affecter le système d'exploitation du VPS. Si un de ces projets était installé, auditez le système complet depuis le terminal : vérifiez les tâches cron avec sudo crontab -l, les services systemd récemment créés et les fichiers modifiés dans /tmp.

Faut-il réinstaller le serveur Minecraft depuis zéro ?

Si le plugin malveillant se limitait au vol de session ou au spoofing bStats, la suppression du fichier JAR et la révocation des tokens suffisent. Si le plugin téléchargeait des payloads (Vanilla Evolution, EffectArmorMod, EpicCraft III) ou installait des scripts de démarrage (The Juicy Pack, Texture Diagnostics), une réinstallation propre du serveur est recommandée, avec restauration depuis une sauvegarde antérieure à l'installation du plugin compromis.

Pourquoi ne pas exécuter le serveur Minecraft en root sur le VPS ?

Un processus Java qui tourne en root a un accès total au système d'exploitation du VPS : fichiers de configuration, clés SSH, sauvegardes, services systemd. Si un plugin malveillant s'exécute sous root, il peut installer des scripts persistants, modifier le pare-feu et accéder à l'ensemble du serveur. Créez un utilisateur dédié (sudo adduser minecraft) et lancez le serveur sous cet utilisateur pour confiner les dégâts potentiels.

Comment détecter un mineur de cryptomonnaie caché dans un plugin Minecraft ?

Un mineur se trahit par une consommation CPU anormalement élevée (80-100 %) même sans joueurs connectés et une hausse de la consommation de RAM. Depuis le terminal du VPS, utilisez htop ou top pour vérifier la charge processeur. Surveillez aussi le trafic réseau sortant : un mineur communique avec un pool de minage via des connexions TCP persistantes vers des adresses IP inhabituelles.

Quelle différence entre cet incident et le malware fractureiser de 2023 ?

En juin 2023, fractureiser avait infecté des mods CurseForge via des comptes développeurs compromis (piratés). Ici, les 34 projets d'octobre 2026 ont été publiés volontairement par des comptes malveillants, sans piratage de comptes existants. Plusieurs plugins retirés étaient des copies volées de plugins légitimes dans lesquelles du code malveillant a été injecté. Les deux incidents montrent l'importance de vérifier la source et l'auteur de chaque extension avant de l'installer sur un serveur.